Plan anti-crise

admin | Humeur parisienne | Lundi, 29 septembre 2008

Il parait que c’est la crise (économique, écologique, sociétique (?)…), que bientôt on n’aura plus de boulot, pas de retraite et même plus de planète. Mais tout ça n’arrivera pas à atteindre mon moral dopé à l’optimisme. Car des gorgées de bières, enfin tout ces petits trucs du quotidien qui me font voir la vie parisienne en rose bonbon, je m’en fait des culs secs ! La preuve par 10 :

1- Suivre les pas des touristes et toujours s’émerveiller des points de vue qu’offre la capitale : une petite pause au Troca, une halte au sacré coeur, un café en haut de Beaubourg, une bourasque sur la terrasse de l’Institut du Monde Arabe… ou comment prendre de la hauteur sur le monde et sur la ville.

2- Se planquer derrière la haie de l’école du quartier (à côté d’un monsieur en imper…) et voir ces petits benettons (bleu, blanc, beurre) jouer ensemble (et se taper dessus) sans discernement. Car oui ma ville n’est pas raciste, le FN fait ici des scores mineurs et ses écoles sont un laboratoire de mixité. A nuancer bien sur en fonction des quartiers… (mauvaises langues !)

3- Battre des records sur le tapis roulant grande vitesse de Montparnasse. C’est très puéril mais ça équivaut à la sensation d’un cheval lancé au galop (j’vous jure…).

4- Dévisager les grimaçantes têtes du pont neuf, trouver des airs de ressemblance avec certains. Avec une mine et un bloc, de beaux sujets d’études pour un dessin.

5- Aller voir au printemps les bébés canards dans les parcs parisiens (et avoir des pulsions de kidnapping)

6- Faire un tour sur la promenade plantée et côtoyer le ciel, les toits en ardoises et les clochers des églises (voir notre article)

7- Passez l’après-midi dans un salon de thé avec ma meilleure amie (et avoir très envie de faire pipi…)

8- Fouiner dans une vieille mercerie, foire à tout, grossiste en bonbons… et repartir avec des trésors pour 5 euros

9- Faire du vélo la nuit, quand Paris est calme et que les rues sont dégagées… Filer sur les quais, traverser la Seine et partir à l’aventure dans des quartiers inconnus.

10- ramasser de gros marrons avec mon fils, faire la course après les pigeons et faire coucou aux messieurs des camions poubelles (idoles de toute la jeunesse parisienne).

Voilà, je pourrais vous en donner encore quelques hectolitres mais il parait qu’il faut que j’arrête de boire. donc je vous passe la main…




Un week-end au jardin !

admin | Les petits parisiens | Vendredi, 26 septembre 2008

Fini l’été ; votre rejeton arbore déjà un joli teint endive digne de tout petit  parisien… Filez donc au jardin pour fêter dame nature, les têtes de pioche et ses autres compagnons.

La mairie de Paris propose les 27 et 28 septembre des animations dans cent-dix jardins de la capitale et installe un village dédié dans le Parc de Bercy. Démonstrations de bouturage, rempotage, art floral, visites guidées mais aussi concerts, spectacles…
Des ateliers pour les enfants seront spécialement mis en place.

Un hôpital de campagne pour vos plantes malades est même installé dans le parc de Bercy (”bonjour docteur, mon ficus va très mal, une gastro sûrement…”)

En ces temps de vendanges, vous pouvez profiter de ce week-end pour découvrir les vignes parisiennes en présence de jardiniers et d’œnologues.

Enfin des croisières commentées à bord d’un “bateau parisien” vous embarqueront  entre Bercy et Javel pour un voyage dans le monde des jardins et de la biodiversité.

12e Fête des Jardins, les 27 et 28 septembre 2008
renseignements et programme sur www.paris.fr




Ce week end, poussez les portes du patrimoine parisien

admin | @ visiter | Samedi, 20 septembre 2008

Et c’est gratuit ! A l’occasion des journées européennes du Partimoine, une face cachée de Paris s’ouvre à tous : les hauts lieux du pouvoir comme l’Elysée (coucou Carla !), Matignon ou le Sénat, les coulisses de la vie culturelle parisienne comme l’Opéra comique ou la célèbre brasserie La Coupole, les souvenirs de l’histoire de France aux Archives nationales… sans parler des expositions temporaires des musées parisiens que vous pourrez découvrir sans débourser un centime.
Pour certains lieux, armez-vous de patience et de chaussures de rando, les queues sont souvent longues… privilégiez le matin et les heures de repas, souvent moins fréquentées et préparez-vous un programme sur le site officiel des journées du partimoine.

Nos “coups de coeur” parisiens

• Remonter le temps à bord d’un métro des années 30 (sur la ligne 10) et d’un bus ancien (ligne du patrimoine, RV à la Maison de la RATP, 189, rue de Bercy, dans le 12e arrondissement).
Toutes les infos

• Découvrir le Collège des Bernardins (rue de Poissy dans le 5ème) tout juste restauré et revu par Willmotte avec sa grande nef sistercienne et l’ancienne sacristie. Sam 10h-18h / dim 14h-18h (Visite commentée toutes les heures)

• Suivre une des 23 balades proposées par la mairie de Paris (téléchargeable sur le site paris.fr), entre autre, les nouveautés 2008 : «Atlantes et cariatides en façade», «Art et tramway», «Monuments de mode», «Mythes et réalités»

• Avoir accès aux hôtels particuliers du Marais, habituellement fermés aux pauvres gueux que nous sommes. Rv au Musée Carnavalet (Paris 4e)

• Se refaire une scolarité digne de ce nom en s’asseyant sur les bancs du Lycée Henri IV, des Beaux Arts ou de la Sorbonne.

• Voir la tour Eiffel sous un nouvel angle en visitant en sous-sol la salle des machineries des ascenseurs. 10h à 19h.

• S’investir dans le chantier de restauration du grand magasin Printemps et rencontrer les mosaïstes, tailleurs de pierre, sculpteurs… sur réservation au 01 42 82 49 00 ou sur www.printemps.com

• Serrer la louche à Julien Lepers et faire la météo avec Nathalie Rihouet (lipstick mauve de rigueur) en arpentant le siège de France Télévision.
France Télévisions (France 2, France 3 et France 4), 7 esplanade Henri de France - 75015 Paris. 9h à 18h.

• Rêver aux pavillons de Bercy avec l’ouverture du musée des Arts Forains, des salons vénitiens, du théâtre merveilleux et du théâtre de verdure et leurs spectacles d’automates.
53 avenue des Terroirs de France - 75012 Paris - 10h à 17h - Payant : 6 €




A day in Paris, où comment se la jouer américain à Paris…

admin | Paris pour un jour | Jeudi, 18 septembre 2008

Vous êtes lassé de votre métro-boulot-dodo parisien et, pour de multiples raisons (pas de jet privé, des enfants qui vous attendent à la crèche, peur du jet lag…), vous êtes bel et bien coincé dans la capitale… pourquoi ne pas voir votre journée autrement ? Dans la peau d’un Yankee fraîchement débarqué par exemple…

Aux Etats-Unis, on se lève tôt. Mettez donc votre réveil à la New Yorkaise, à 6h, et sans petit déjeuner (histoire d’éliminer les toxines), c’est parti pour une heure de sport. Vous pouvez enfiler vos running et partir pour quelques foulées direction Boulogne ou Vincennes ou en salle, dans votre club de sport préféré. Pour les plus motivés, RV le mercredi et samedi matin Quai de Loire pour pagayer à gogo.
Base nautique de la Villette - Canoé-kayak, aviron
15-17, Quai de la Loire 75019 Paris Tél. : 01 42 40 29 90

Vous l’avez bien mérité, c’est l’heure du petit déjeuner. Procurez-vous le dernier New York Times dans un kiosque tout proche et attablez-vous dans un lieu magique afin d’avaler un breakfast comme là bas : french toast et sirop d’érable, pancakes, bacon et café au litre…
Breakfast in America (2 adresses) - 17, Rue des Ecoles 75005  Paris - 4, Rue Malher 75004 Paris

Maintenant, occupons nous de votre âme avec une visite dans les deux lieux de culte de langue anglaise de la capitale
- American Cathedral in Paris (Episcopal) 23 Avenue George V 75008 Paris - Tel. : 01.47.20.17.92
- American Church in Paris (Protestants) 65 Quai d’Orsay 75007 Paris - Tel. :01.47.05.07.99
Renseignez-vous, de nombreux concerts gospel y sont programmés

Puisqu’aujourd’hui vous êtes américain, vous savez pour qui vous allez voter lors des prochaines élection… Dites le haute et fort à l’heure du déjeuner au Bar de l’hôtel La Fayette. Partisan d’Obama, commandez le  “O-Burger” aux saveurs hawaïennes avec gambas grillées au curry, tomate fraîche, carpaccio d’ananas et poivrons. Si vous penchez pour les républicains, vous adorerez “the Elephant Burger”, pro-McCain, qui fait référence à l’emblème du parti et qui se compose d’agneau grillé, d’un concassé de tomates salsa et de sauce guacamole.
Burger à 22 €, du 9 septembre au 4 novembre au Bar La Fayette - 3, Place du Général Koenig 75017 Paris. Tél : 01 40 68 51 30

Et c’est parti pour un après-midi shopping (et non magasinage, ami québécois).
Pour vous habiller pied en cap US, un petit tour entre le 1er et le 8e arrondissement devrait vous combler (du moins cher au plus cher :)
• pour les basiques colorés made in Downton LA, filez vite chez american apparel, dans la première boutique implantée, place du Marché St Honoré. (d’autres adresses dans tout Paris)
Calvin Klein 66 rue du fbg St Honoré 75008, pour ses sous-vêtements
Gap 102 rue de Rivoli 75001, pour toute la famille
Rodeo’s Store 53, Rue Saint-Denis, 75001, bombers dorés, casquette de rappeur, ou comment rester célibataire jusqu’à la fin de sa vie
Colette 213, Rue Saint-Honoré, 75001, pour trouver l’introuvable et les nouveautés US en exclusivité
Marc Jacobs 34 r Montpensier 75001 PARIS pour se faire plaisir (parce qu’on le vaut bien…)
Ralph Lauren 2, Place de la Madeleine, 75008 avec le monsieur qui joue au polo sur un polo…
Brooks Brothers 372, rue Saint-Honoré 75001, pour découvrir celle institution américaine qui se veut le top du chic US
Rick Owens 130 gal Valois 75001, pour découvrir la nouvelle collection géniale de ce grand styliste californien

C’est bon vous êtes rhabillés ? Partez donc à la recherche d’une librairie anglophone :
WH Smith - 248 rue de Rivoli - 75001 Paris - Tel-01.44.77.88.99
Brentanos - 37 Avenue de l’Opéra - 75002 Paris - Tel-01.42.61.52.50
American Library in Paris - 10 rue du Gen. Camou - 75007 Paris - Tel - 01.53.59.12.60 , mardi-samedi 10h-19h.
Sans oublier le magique Shakespeare Company, aux murs couverts de livres d’occasions, aux recoins secrets et escalier en colimaçon, face à Notre Dame.
Traversez ensuite la Seine pour feuilleter les ouvrages sélectionnés par le bouquiniste Jean Laudré, spécialiste des Indiens, de John Wayne et de l’Ouest (Quai de l’hôtel de Ville).

Pour finir votre virée, pensez à faire les courses dans une épicerie où vous pourrez trouver le beurre de cacahouètes préféré de vos kids…
Thanksgiving - 14 rue Charles V et 20 rue Saint Paul 75004 Paris
The General Store - 82 rue de Grenelle 75007 Paris
The Real Mc Coy - 194 rue de Grenelle 75007 Paris

Pour ceux qui veulent une soirée planplan, face à son écran, commandez une pizza et plongez dans le meilleur du cinéma hollywoodien (en VO s’il vous plaît)
Prime Time Video - 24 rue Mayet 75006 Paris - 12 rue Léonce Reynaud - 75116 Paris

Pour les autres, ciné et resto, le choix est large…
Sur la toile, l’événement à ne pas rater c’est la rétrospective Spike Lee à la cinémathèque. (Du 3 au 28 septembre 2008)
Pour les vieux films en noir et blanc et Vo, pensez à tous les cinéma d’art et d’essai du Quartier Latin. So romantic
Enfin, pour votre diner, voici une sélection de restos venus de tous les coins des Etats-Unis :
Cajun Restaurant - 20 rue St Paul 75004 Paris, restaurant cajun
Joe Allen - 30 rue Pierre Lescot - 75001 Paris - Tel-01.42.36.70.13, manhattan à Paris
The Chicago Pizza Pie Factory - 5 rue de Berri - 75008 Paris - Tel-01.45.62.50.23, des pizzas à gogo
Hard Rock Cafe - 14 bld Montmartre - 75009 Paris, burgers à touristes et à décibels
Blue Bayou - Louisiana Rest. - 111-113 rue St Maur - 75011 Paris - Tel-01.43.55.87.21, restaurant cajun
Susan’s Place - 51 rue des Ecoles - 75005 Paris - Tel-01.43.54.23.22, tex-mex
Meating - 122, Avenue de Villiers 75017 Paris Tel : 01 43 80 10 10, steak house chic
American Dream 21, Rue Daunou, 75002 Paris Tel : 08 26 10 09 43 burgers et soirées spectacles. dancing pour digérer
Coffee Parisien 4, Rue Princesse 75006 Paris Tel : 01 43 54 18 18, pour un brunch très en vue
- The Bagel Place 6, Place Sainte Opportune 75001 Paris Tel : 01 40 28 96 40, pour un bagel sur le pouce

Pour sortir un peu de Paris :
• L’incontournable souris aux grosses oreilles et ce fou-fou de Dingo vous attendent à Marne la vallée (Disneyland Paris)
• Une balade à Giverny pour découvrir le musée d’art américain
En ce moment, exposition “Le Temps des loisirs : peintures américaines” (du 1 avril au 31 octobre 2008) et “Huiles sur toile, l’art américain au cinéma”




Une petite visite au Zoo de Vincennes avant sa fermeture

admin | Les petits parisiens | Lundi, 15 septembre 2008

Il y a de cela quelques mois, nous faisions en famille notre sortie zoologique annuelle.

Les beaux jours arrivant, les 15 hectares du parc animalier de Vincennes sont une destination toute trouvée et leurs hôtes de vieux camarades.

Au programme : un petit bonjour à tous nos amis selon nos habitudes :

Pour l’homme qui m’accompagne un passage obligé devant la cage vide de Yen Yen le panda géant qui vécut ici de 1973 à 2000 (une longévité record pour un panda en captivité) et qui fut l’objet d’un exposé scolaire apparemment mémorable, il y a de cela plus de 25 ans.

Pour nos enfants, les fauves (dont les célèbres lions Prince et Sambo), les hippopotames nains, les girafes et autres manchots.

Pour moi les babouins de Guinée, un spectacle dont je ne me lasse pas.


Hélas, dès notre arrivée, un panneau nous annonce le départ vers on-ne-sait-où de la plupart de nos vieux amis : fauves, éléphants, ours etc.

La présence des girafes, des hippos, des manchots, de mes fameux babouins et quelques lémuriens nous réconforte un chouille. Mais il semble clair que leur départ n’est qu’une question de jours.

On le sait, ce parc est en piteux état et son emblématique piton rocheux fait la honte des parisiens (mon attachement à son endroit reste cependant assez fort). Malgré la verdure et des enclos relativement agréables, les animaux n’ont pas l’air à la fête. L’endroit a grand besoin d’un bon lifting afin de rattraper le niveau des grands parcs animaliers nationaux et européens.

De retour de Vincennes, j’abandonne l’idée d’un petit article sur cette sortie familiale étant donné l’imminence apparente d’une fermeture annoncée.

Je fais alors quelques recherches sur l’avenir réservé au parc et aux animaux : aucune information précise et fiable ne semble se profiler sur la toile. Les quelques articles n’ont rien de réjouissant.

Quelques certitudes cependant : le zoo se décompose. Le projet, quelque peu futuriste mais poétique de l’agence TN qui faisait la part belle aux différents biotopes de notre planète, a d’abord été accepté puis jugé trop coûteux et enfin abandonné par le Muséum d’histoire naturelle.

Beckmann N’Thépé architectes -  projet de rénovation du zoo imaginé par l’agence TN


Mais depuis quelques semaines des décisions semblent avoir été prises. Aujourd’hui c’est une certitude, le zoo fermera ses portes en novembre prochain et ne rouvrira qu’en 2012. En attendant, les animaux seront confiés à d’autres parcs animaliers.

La réouverture semble cependant conditionnée par la réussite d’un partenariat public-privé (PPP) garantissant le financement et la conduite d’un tel chantier de rénovation. Ce type de partenariat ayant échoué en 2005, rien ne nous assure, en fait, la réouverture.

Je n’ai donc qu’un conseil, profitez de la douceur des journées d’automne, pour parcourir les allées naturalistes du zoo.

Malgré le départ de nombreux animaux, il s’agit là de l’ultime occasion pour les petits parisiens d’aller au zoo avant leur majorité…

Après cette date, seule la ménagerie du Jardin des Plantes remplira cette fonction dans la capitale. Et ce n’est pas gagné : progressivement les espèces de grande taille désertent la place là-bas aussi.

Il y a fort à parier que nos bambins ne revoient pas de sitôt un ours, un lion et autre loup…hormis empaillé à la Galerie de l’évolution.

Bonne visite !

Parc zoologique de Paris

53, avenue de Saint-Maurice 75012 Paris

Bus : 46, 86, 325

Métro : Ligne 8 Porte Dorée

Tel : 01 44 75 20 00

Ouverture : tous les jours de 09h00 à 18h00 sauf dimanche et jours fériés jusqu’à 18h30

Tarifs :

Groupes scolaires et centres de loisirs (minimum 10 enfants): 1.5 €

Gratuité : moins de 4 ans, demandeur d’emploi, bénéficiaire du RMI, personne handicapée…

Individuels : tarif unique (adultes/enfants) en raison de la fermeture de certaines structures: 5 €




Paris, scène de crime… Enquête sur les romans policiers à Paris

admin | Paris entre les lignes | Jeudi, 11 septembre 2008

Bien sûr Paris est la ville des amoureux, des bateaux-mouches et du jambon beurre mais c’est aussi un formidable décor pour les romans policiers : les ruelles sombres de l’Ile de la Cité, les nuits agitées de Pigalle, les ponts pardessus lesquels le corps basculent si aisément…
Ces romans policiers nous invitent à découvrir la face cachée de Paris ; celle des bandits comploteurs, des criminels sanguinaires et des enquêteurs pugnaces, traversant les époques et les quartiers.
Nous vous proposons une sélection hétéroclite des romans que nous avons aimés, n’hésitez pas à nous faire part de vos coups de cœur !

Pars vite et reviens tard
Fred Vargas

Dans le microcosme hétéroclite de la place Edgar Quinet, la mort rode et elle s’annonce sur les portes à grands coups de peintures noires et par la voix d’un original crieur breton… Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg mène l’enquête : la peste annoncée aura-t-elle raison des parisiens ?
Pars vite et reviens tard • Fred Vargas • J’ai Lu • 6,70 euros


• Police-secours ou Les nouveaux mystères de Paris
Georges Simenon

En 1937, le père de Maigret, s’intéresse aux faits divers parisiens avec une série de reportages pour le journal “Paris Soir”. Simenon nous y raconte la vie de la capitale vue d’un commissariat parisien où meurtres, histoires familiales sordides et crimes crapuleux alimentent sa plume. Vous saurez tout des quartiers des suicidés, des coupe-gorge parisiens et de la folle du Moulin-Vert… Et vous pourrez ensuite vous (re)plonger dans les autres ouvrages du maître et du plus célèbre commissaire du Quai des Orfèvres.
Police-secours ou Les nouveaux mystères de Paris • Georges Simenon • Ed. mille et une nuits 96 pages • 1,50 euros


Passage du désir
de Dominique Sylvain

Un duo improbable, l’ex-commissaire Lola Jost accompagnée d’une masseuse américaine, sillonnent les coins sordides de la gare de l’est et du canal St Martin, sur la piste du meurtrier de Vanessa retrouvée morte dans un bain de sang et de billets de banque. Bien noir et bien serré comme un expresso sur un comptoir parisien.
Passage du désir •  Dominique Sylvain • Ed. Viviane Hamy • 285 pages • 16 euros


120 rue de la Gare
Jacques Tardi, Léo Malet

Bien sûr vous pouvez lire le roman de Léo Malet, mais comment résister à la touche de Tardi qui sait si bien nous faire revivre l’univers noir de Malet et de son héros fétiche, Nestor Burma. A dévorer aussi : “Brouillard au pont de Tolbiac”, “Casse-pipe à la Nation”, “M’as-tu vu en cadavre ?” et toutes les BD d’Adèle Blanc-Sec.
120 rue de la Gare • Jacques Tardi, Malet • Romans Bd A Suivre • 200 p • 20 euros


Hyacinthe et Narcisse Roquebère enquêtent
Georges-Jean Arnaud

Une délicieuse série de romans policiers qui nous plonge dans le Paris du XVIIIe siècle, dans les pas d’une jeune saute-ruisseau (équivalent de nos coursiers d’aujourd’hui) d’une étude d’avoués à Paris. Un vrai voyage dans le temps et une belle écriture.
Hyacinthe et Narcisse Roquebère enquêtent, T1 (3 romans :  L’homme au fiacre, Le rat de la conciergerie, La congrégation des assassins) • Georges-Jean Arnaud • Ed. Atalante • 480 p • 20 euros

Vous avez des fourmis dans les jambes ? Lâchez votre livre et faites une visite au musée de la Préfecture de police où les souvenirs des plus grands criminels trônent sagement.
Musée de la Préfecture de police - 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève 75005 Paris - Tel : 01.44.41.52.50 - Du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 10h à 17h - Entrée gratuite

Vous êtes à court de matos ? Rendez-vous à la BILIPO (Bibliothèque des littératures policières) pour emprunter le polar de vos rêves
48-50 rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris




La Mythologie parisienne : Le Monoprix

admin | Paris est plein de parisiens | Vendredi, 05 septembre 2008

Paris est plein de Parisiens
Saison 2 : La Mythologie parisienne

ÉPISODE 3 : Le MONOPRIX

Intro

- Qu’est ce que tu fais ce midi ?

- Boah.. rien de spécial, je vais au Monoprix…

Face à une telle réponse si anodine soit-elle, une parisienne, a les yeux qui se mettent à briller. C’est scientifique. Expérimenté et vérifié.
Parfois même le parisien.
Au même titre qu’un pass Navigo, les quais de la Seine, Notre Dame ou encore le rayon bricolage du BHV, le Monoprix est une institution parisienne incontournable.

Ne dit-on pas :

- « Je suis en avance à mon rendez-vous, je vais allez traîner au Monoprix »

- ou encore : « Tu devineras jamais où j’ai trouvé cette blouse bleue à 29.9€ ? »

- mais aussi : « Si tu cherches des imitations Kjacques pour tes gosses, va voir au monop’ mais grouille »

- et toujours : « j’ai fait mes courses au Monoprix ; ça m’a coûté ma prime »

- même parfois : « Tu l’as trouvé dans quel Monoprix ? Parce que à celui de Saint-Paul ils n’ont pas encore déballé la mini-collection Robert le Héros »

- Et enfin « T’as vu mes orteils ? J’ai essayé tous les vernis bleu nuit du Monoprix : ça tue non ? »

1) Un peu d’histoire :

Il y a quelques années la population parisienne était divisée en deux familles bien distinctes : ceux qui zonaient au Monoprix et ceux qui squattaient le Prisunic. Mêmes causes, mêmes effets, mêmes conséquences, une histoire d’habitudes et de géographie.

Puis en 1997, Monoprix avala Prisunic et son doux nom désuet dans la foulée.

Les Prisu’ devinrent des Monop’ ; on s’habitua, on se mélangea ; on reprit ses repaires.
Les Monoprix se multiplièrent et firent même des petits, les Monop’
Des Monoprix, il y en a partout en France y compris son clone de province : Inno.

Mais je suis désolée, le vrai Monoprix est parisien. D’ailleurs les nanas de province n’y mettent jamais les pieds et vous demandent étonnées « qu’est ce donc que cette marque Bout’chou ? » , alors que la moitié d’une crèche de la capitale arbore le même jogging de cette marque.

2) Les raisons du succès

J’ai bien remarqué dans les yeux de mes copines de province, la lueur d’incompréhension moqueuse quand je parle du mon échoppe préférée. Il ne s’agit pas de se justifier mais voici quelques éléments d’explication :

  • Le Monoprix c’est du rêve en bas de chez toi, du luxe à moindre frais : Les cerveaux du Monoprix ont bien compris le snobisme néanmoins pragmatique de la parisienne et s’amusent à lui concocter des mini-collections de créateurs pour elle mais aussi pour ses marmots. Ainsi je me rappelle avec émotion de la blouse Bash dont j’ai fait l’acquisition l’an dernier. Deux fois moins chère qu’en boutique. Le hic c’est que trois jours après mon achat, on était 4 mères identiques à récupérer nos enfants à la halte-garderie.
  • Monoprix surfe sur les tendances de la mode tout en restant classique, pratique, de bonne facture et de bonne qualité : la parisienne apprécie d’être ainsi respectée dans son look, celui de ses enfants et sans trop porter atteinte à son budget. Plastique recyclé, cachemire, coton bio, bambou, son côté bobio est plus que caressé dans le sens de la fibre.
  • Le Monoprix c’est de la chaleur humaine (on perds 5 kilos par soutif essayé dans une cabine) et de la convivialité : des queues immenses. En effet, par principe philosophique, seules deux caisses sont ouvertes simultanément au Monoprix. Faire la queue fait entièrement partie du trip. Tandis que les enseignes de la grande distrib’ font des séminaires consacrés à la réduction de l’attente en caisse, Monoprix décide qu’attendre cela fait partie du voyage. Que le positionnement haut de gamme c’est aussi ça : une culotte Miss Helen à 3.9€, ça se mérite.
  • Monoprix ça ressemble à la vie : il est rare de trouver une vendeuse sympa et disponible. Elles sont souvent soit l’un, soit l’autre. Dans le Monoprix de mon enfance, il y en a une qui défie les lois de la longévité sans la moindre bonhomie. Avec les années, elle a forcé mon respect sans diminuer la peur que j’en ai.
  • Les Monoprix sont autant de petits phares balayant de leurs lampions la vie de nos quartiers. Combien de fois, ne suis-je pas sortie énervée du boulot, ne me suis-je pas engouffrée dans le premier Monoprix venu et ne me suis-je pas offert un foulard, un mascara ou des couverts à salade, qui m’ont soulagé le portefeuille mais aussi l’humeur.
  • Le Monoprix sait attirer le chaland. Ses soldes sont réputées. Mon amie Aurore y consacre un smic par membre de sa famille. Ni plus ni moins. Personnellement, j’ai du mal à attendre les soldes et suis totalement victime de cet approvisionnement si particulier basé sur un renouvellement fréquent et en petites quantités : j’ai tendance à me ruer sur un polo chocolat à manches longues en 5 ans sachant qu’il y en a deux en rayon.
  • Dans le même genre, je suis aujourd’hui en possession d’une carte Monoprix qui me gonfle d’orgueil. Grâce à elle, je cumule des smiles mystérieux me donnant droit à des cadeaux (pourris) ou des billets de trains dont je verrais la couleur à l’orée de la décennie 2020 (j’ai fait le calcul).
  • Le Monoprix est cependant totalement contre indiqué pour faire ses courses alimentaires. Le charme monoprien n’agit pas au rayon bouffe : le moindre panier vous coûte un caddy du Attac.
  • Cependant, cette mise en garde ne s’adresse pas aux travailleurs célibataires qui manquent de temps pour faire des rencontres. Pour ceux que l’on voit déambuler dans les allées à des heures indues en comparant leurs yaourts, Monoprix a inventé Monop’ des petits Monoprix tout mignons qui ferment à pas d’heure, remplis de smoothies et de plats individuels macrobiotiques.

Comme beaucoup de mes congénères mon histoire avec Monop’, c’est un peu la haine et l’amour en alternance.

J’y ai volé mon premier poudrier. J’y ai acheté toutes mes fournitures scolaires et mes 45 tours (si si…). Ma mère m’a habillé Country jusqu’à ce que je réalise que la mode existait ailleurs.

Aujourd’hui, c’est à la fois le poste de dépense numéro 1 de mon budget mais quand même un moyen de claquer sans déraper.

D’ailleurs, la relève est assurée : quand je dis chez moi, à la cantonade « je vais zoner au Monoprix, qui vient avec moi ? », ma fille de 6 ans saute dans ses basquets. Ensemble, on teste des rouges à lèvres, on feuillette des bouquins, on essaye des robes, on compare les sacs à mains et les shampoings. J’assure la transmission du savoir.

Karine

PS : pour me remercier de cet article en forme de publicité, je souhaite que Monoprix fasse un geste à mon endroit. Au choix :

- Que l’agent de sécurité cesse de me faire les gros yeux quand j’arrive et quand je pars. Si je volais tout ce que j’achète, cela ferait longtemps que j’aurais mon propre Monoprix. J’ai passé l’âge.

- Que les sacs en plastique, aussi écolo soient-ils, soient un chouille plus solides

- Que des soldes privées soient organisées pour les clientes millésimées, oui oui comme chez Vanessa Bruno.