L’appart’ de mes rêves

admin | Paris est plein de parisiens | Mercredi, 30 avril 2008

SAISON 2 : LA MYTHOLOGIE PARISIENNE

EPISODE 2 : L’appart’ de mes rêves

La Mythologie parisienne et les moyens mis en œuvre les maintenir en vie

Afin de faire suite au précédent épisode, voici le top 5 des mythologies immobilières : J’entends par là, les cinq logements qui font rêver le parisien du plus accessible au plus fantasmatique.

5) Le fameux appart haussmannien

Cet incontournable de l’architecture parisienne est situé dans un immeuble du même nom en pierre de taille et doit remplir un maximum des critères suivants afin de répondre pleinement au rêve immobilier du parisien :

- Être au 4ème avec ascenseur, avoir 3.5m de HSP (hauteur sous plafond), un balcon filant et un plan en étoile (le Parisien est un poète).

- Il a conservé « parquet moulures cheminées » (PMC) avec cerise sur gâteau des points de Hongrie et un poêle prussien (le Parisien a le goût de l’évasion) : le tout bien sûr ayant perdu toute fonctionnalité contemporaine.

- Le Parisien agrémente son doux rêve d’une cave, un chauffage individuel au gaz et de chambres sur cour.

- Le must suprême c’est une chambre de service en haut d’un escalier de service.

- Le fantasme total c’est une gardienne « dans l’escalier » qui vous monte le courrier.

Quand un Parisien n’a pas les moyens de ces ambitions (à peu près tous), il cible un sous-appart haussmannien qui est en pierre de Paris ou en pierre-et-briques. Le parent pauvre de celui-ci est juste « ancien ». La résidence récente de standing est considérée comme un pis-aller, la résidence récente 70’s est vécue comme une punition.

4) L’appart sous les toîts avec terrasse

La terrasse c’est le truc qui te colle un Parisien en transe. Bien que celui-ci sache pertinemment que c’est du boulot d’y entretenir trois géraniums et qu’au maximum, il y prendra quatre apéros dans l’année à condition que le vis-à-vis ne soit pas rédhibitoire.

- La terrasse, c’est le petit coin de nature maximal que peut tolérer un parigot : avec une terrasse, il a l’impression d’être à la cambrousse et de respirer un air plus pur.

- Une terrasse peut décider un Parisien à emménager dans une résidence des années 70. : c’est dire l’enjeu de la chose.

- Et quand l’appart se situe au dernier étage d’un immeuble en pierre, sous les toits avec des poutres, laisse tomber. Quand il voit des poutres, le rythme cardiaque du parigot s’affole.

3) Le Loft dans un immeuble industriel

Le loft c’est une maladie qu’a choppée le parisien dans les années 80 : et vas-y que je te réhabilite une ancienne fabrique de pantoufles et vas-y que je te rénove un atelier d’artiste : à moi les open-spaces tout en un, les grandes verrières, les courants d’air et les dégâts des eaux !! Certains ont poussé le vice à transformer des appart’ haussmanniens en loft.

- Le loft, ça donne de l’évasion au à l’habitant de la capitale : lorsqu’il en visite un, il s’imagine les mega fiestas, la douceur du béton ciré sous ses pieds, la beauté de son fauteuil Le Corbusier sous la verrière, la chaleur étouffante de l’été et le froid ingérable de l’hiver : ça le fait kiffer grave.

Avec la maison de ville, on touche au fantasme absolu, le truc venu de banlieue que l’on trouve dans certains coins reculés de la capitale : le 5ème, le 16ème, le Marais, pour les hôtels particuliers, le 17ème ou le 14ème pour les maisons XIXème nichées dans des impasses tranquilles, Montmartre, Belleville ou La Butte aux Cailles pour des petites maisons comme à la campagne ou encore les anciens quartiers ouvriers pour les pavillons en meulières alignés dans des villas. Dites-voir à un Parisien « meulière », comme ça au dépoté : vous observerez son regard qui s’éclaire de mille étoiles.

2) La Maison de ville

Avec la maison de ville, on touche au fantasme absolu, le truc venu de banlieue que l’on trouve dans certains coins reculés de la capitale : le 5ème, le 16ème, le Marais, pour les hôtels particuliers, le 17ème ou le 14ème pour les maisons XIXème nichées dans des impasses tranquilles, Montmartre, Belleville ou La Butte aux Cailles pour des petites maisons comme à la campagne ou encore les anciens quartiers ouvriers pour les pavillons en meulières alignés dans des villas.

Dites-voir à un Parisien « meulière », comme ça au dépoté : vous observerez son regard qui s’éclaire de mille étoiles.

La maison de ville peu en connaissent, encore moins en habitent et beaucoup sont prêts à sacrifier leur vie parisienne pour la banlieue (cette zone de non-droit de l’autre côté du périf’) afin de donner vie à leur rêve.

1) L’emplacement mythique

Il est des logements qui sont tout simplement de l’ordre de la légende. Ils se trouvent dans des emplacements que tous les Parisiens s’accordent à trouver extraordinaires parfois pour des raisons que seuls eux comprennent :

- La place des Vosges : à l’époque de leur construction, pour l’ami Henri IV et son pote Sully, ces hôtels particuliers étaient considérés comme de seconde catégorie, un peu comme l’équivalent d’un lotissement de pavillons Kaufmann&Broad. De nos jours, on tuerait pour un pied-à-terre dans une de ces bicoques en pierres et briques (je conseille surtout la façade au sud). Mêmes effets, mêmes conséquences pour la Place Dauphine.

- L’île Saint-Louis et en premier lieu l’hôtel Lambert avec sa galerie arrondie ouverte sur la Seine: vous savez cette merveille où tous les touristes pensent que vit Michèle Morgan ?

- Les quais de Seine sont jalonnés d’immeubles incroyables avec des apparts hallucinants. Pas un seul Parisien n’échappe à la règle : tous rêvent d’habiter l’appart situé au dernier étage de l’immeuble sur la Seine, près de la Concorde avec sa baie vitrée géante en demi-cercle.

- Les Champs-Elysées : le parisien se prend régulièrement à rêver qu’il serait le dernier habitant des Champs-Elysées. Que de facto, il serait classé monument historique et que des hordes de Japonais le photographieraient comme B.B. à la Madrague…
- La Suite d’un grand hôtel : des personnalités parisiennes historiques ont réglé leur problème de logement en vivant à l’hôtel. Au premier rang de celles-ci Coco Chanel qui vécut au Ritz ou Albert Cohen qui écrivit Belle du Seigneur au Lutecia.
Il faut avouer que de nos jours aussi les habitants de la commune sont nombreux à penser qu’on tient là la solution au problème du logement. Je ne parle bien sûr pas des hôtels indécents tenus par des marchands de sommeil mais des palaces aux chambres spacieuses, bien orientées et sans vis-à-vis.

Méditez mes amis et n’hésitez pas à nous donner votre propre classement immobilier.

Karine




Paris en cubes !

admin | Les petits parisiens | Lundi, 28 avril 2008

Pour faire de votre petit dernier un vrai parisien,
donnez ses légos et autres chalets suisses aux bonnes œuvres (provinciales) et offrez lui ce kit de construction “very paris ” : des cubes en bois
créés par Muji reprenant les monuments
de la capitale. trop classe.
Et pour ne pas être traité de régionaliste, vous pouvez également lui offrir Tokyo ou New York !


“Paris in a bag”,
9 euros,
en vente dans les magasins Muji
liste des points de vente http://www.muji.fr/


Pour les petits passionnés d’architecture, pensez à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, qui en plus d’être un musée très accessible pour les enfants, propose des ateliers toute l’année.
Cité de l’Architecture et du Patrimoine
1, Place du Trocadéro
75116 Paris
Tel : 01 58 51 52 00
réservation à publics@citechaillot.fr




La mythologie parisienne : Un toit sur sa tête

admin | Paris est plein de parisiens | Jeudi, 24 avril 2008
SAISON 2 : LA MYTHOLOGIE PARISIENNE
EPISODE 1 : Un Toît sur sa tête
La Mythologie parisienne et les moyens mis en œuvre les maintenir en vie

En préambule :
Les croyances, traditions et autres us et coutumes de la vie parisienne remontent pour beaucoup d’entre elles aux temps des romains (dès cette époque on parle dans les papyrus d’ « appartementus haussmanium » ou de « hora pointa metropolitum » c’est dire).
Les parisiens y sont attachés et ne manquent pas d’énergie pour les maintenir vivaces. Ils savent que des cars entiers de touristes accourent des 4 coins du globe pour les voir s’insulter dans les bus, faire la queue pour acheter leur baguette ou aller au Monop’ en talons aiguilles.

Au sein de Paris d’amis, cette tribune libérée de la vie trépidante de la capitale, nous sommes conscientes qu’il est de notre devoir de vous affranchir un peu sur le sujet, cette mythologie urbaine et quotidienne qui fait tout le standing et le sel de notre vie.

EPISODE 1 : Un toit sur sa tête


Les mythes immobiliers sont parmi les plus vivaces de la vie parisienne.

Où vivre et dans quoi voilà la grande affaire du parisien.
Trouver un logement et adopter un quartier sont des points centraux de l’existence. Cela mobilise une énergie folle, est au centre de bon nombre de conversations et nourrit la vie fantasmatique de l’habitant de la capitale. Cela peut paraître démesuré, voir médiocre, voir petit bourgeois.
Mais là, je vous demande la plus grande indulgence et la plus sympathique des compréhension :
1) Le parisien est d’abord un ex-provincial voir un ex-banlieusard, qui a grandi dans une foultitude de m2 : il a la nostalgie de la surface.
2) Paris est une ville relativement pluvieuse et plutôt fraîche 9 mois de l’année. Le parisien trouve refuge dans son home sweet home et a besoin de s’y sentir à son aise.
3) Malgré cela, le parisien n’est pas difficile : il sait tirer partie de sa surface et la petitesse de celle-ci n’entame en rien sa joie de vivre : je ne compte pas les fêtes mémorables dans des deux pièces cuisine ! Vacances des  parents, pendaison de crémaillère, dépendaison de crémaillère, début d’une collocation, rupture, nouveau boulot etc. La moindre occas’ est prétexte à un apéro ou carrément une fête où l’on fait fi des m2.

Le parisien cherche toujours un appart mieux que le sien, est en quête du logement idéal, fantasmé. Celui dans lequel il va pouvoir se balader tout nu, s’installer avec son(sa) fiancé(e), faire des mômes etc.
Le parisien connaît le prix au mètre carré de tous les arrondissements de la capitale. C’est un expert du marché local et se persuade aisément qu’un jour lui aussi fera une culbute immobilière digne de ce nom. Il est optimiste et se raccroche aux légendes qui traînent : il connaît toujours un copain de copain qui a vendu son appart’ 5 fois son prix d’achat, qui loue un 100 m2 pour le prix d’une studette coquette ou qui a acheté des chambres de bonne pour le prix d’un parking.
Il est prêt et n’a de toute façon pas le choix, à dépenser des sommes indécentes pour se trouver un toit intra-muros. C’est au sacrifice de la surface et du confort.
Dans la vraie vie, il a des prétentions bien plus modestes : pouvoir caser un géranium, un lave-linge, un micro-onde ou un coin bureau, être prêt d’une station de métro, d’un square et d’un ou deux bons copains, voir un bout de ciel, être bien chauffé et ne pas prendre l’eau.
Alors en échange de la modestie de ses prétentions réelles, il rêve. Il en a bien le droit.

Ne manquez pas le prochain prochain épisode, je vous rencarderais sur le top 5 des mythologies immobilières.

Karine




L’Asie à Paris (ou nos bonnes adresses de restaurants avec des baguettes)

admin | On a testé..., Paris pour un jour | Mardi, 22 avril 2008

Trouver un bon restaurant chinois à Paris, c’est possible, à condition d’éviter les restaurants chinois !!!! Je veux dire par là, tous les « temples du lotus » et autres « bonheur de Pékin » en lettres dorées qui jalonnent le paysage de la restauration parisienne. Ces établissements aux spécialités chino-thaïlo-surgelo-vietnamiennes n’ont en fait pas de vrais cuisiniers aux commandes et proposent des plats (peu chers il est vrai) au goût formaté pour nos palais occidentaux. Dans ce lot, j’intègre également tous ces traiteurs japonais qui poussent sans limites et sont bien loin de ce que peut proposer un bon restaurant japonais. À fuir donc !
Rassurez-vous, Paris regorge de bonnes adresses où le chef officie avec amour en cuisine ; un bon moyen de voyager au pays des saveurs… Notre liste est exhaustive, nous vous proposons un panaché des différentes spécialités, de la cantine asiatique au resto chic… Cuisine thaïlandaise, vietnamienne, chinoise, japonaise… feront l’objet de prochains articles plus complets.

• Lao Lane Xang – Restaurant Laotien & thaïlandais
105, Avenue Ivry 75013 Paris
Tél. : 01 45 85 19 23
Depuis de longues années, je m’aventure en plein quartier chinois du 13e pour rejoindre ce petit restaurant et profiter d’une cuisine simple et délicieuse. Malheureusement je ne suis plus la seule, et il faut s’armer de patience (ou venir très tôt ou très tard !) pour obtenir une table. Une fois assis, laissez-vous tenter par les petites saucisses à la citronnelle, par la salade de papaye au bœuf séché ou encore par un poisson au curry rouge cuit dans une feuille de bananier. Si vous avez le palais sensible, attention, beaucoup de plats sont très pimentés !

• Pho 14 – Restaurant vietnamien
129, Avenue de Choisy 75013 Paris
Tél. : 01 45 83 61 15
Toujours dans le China Town parisien, vous pourrez vous asseoir en terrasse pour avaler un pho, soit une soupe avec nouilles et viandes et pour mon plus grand plaisir, de merveilleuses crêpes vietnamiennes. Idéal pour un petit stop entre un shopping chez Tang et une toile place d’Italie.

• Tan Dao Vien – Restaurant vietnamien
5 r Turenne 75004 Paris
Tél. : 01 42 74 68 95
D’accord ce restaurant ne paye pas de mine avec sa déco plus que minimaliste (longues tables alignées, murs sans décors…)… Ok vous attendrez un peu avant que les plats n’arrivent… Mais alors !!! Et oui faire de la cuisine avec des produits frais prend un peu de temps (avoir un plat 2 min après sa commande, ça sent le surgelé non ?) mais quelle différence dans votre assiette… Les plats servis sont parfaits : de la bonne cuisine familiale préparée juste pour vous, ou mieux les crêpes à composer soi-même : périlleux mais délicieux !

• Le Cambodge – Restaurant cambodgien
10, avenue Richerand 75010 Paris
Tél. : 01 44 84 37 70
En voilà un bon resto bobo-cambodgien : une vraie mamie khmer en cuisine, des serveurs visages-pâles et une cuisine parfaite avec des nems très frais et les célèbres bo-bun. Et en plus c’est pas cher ! Comme toujours pour les bons restos, la petite salle est vite bondée : une idée aux beaux jours, improvisez un pique nique au bord du canal en commandant les plats à emporter.

• Le phénix d’Asie – Restaurant vietnamien
29, rue de Campo Formio 75013 Paris
Tél. : 01 45 83 90 51
Profitez de cette table très conviviale par son accueil et tentez la spécialité maison : la fondue au bouillon parfumé accompagnée de poissons, crevettes, coquilles st jacques et viandes.

• Le 13 original - Traiteur asiatique
13, rue Cambronne 75015 Paris
Tél. : 01 43 06 83 73
Vous trouverez chez ce petit traiteur de quartier une étonnante carte de plats (sur place ou à emporter) aux influences asiatiques, qui changent au grès des saisons : foie gras au saké, sandwich de boeuf à la citronnelle, nems aux fruits… Tout ici est inventif et très frais.

• Azabu - Restaurant japonais
3, Rue André Mazet 75006 Paris
Tél. : 08 26 10 04 62
La spécialité de la maison : la cuisson sur grill traditionnelle (le teppanyaki). Vous pourrez y déguster un délicieux magret de canard ou un foie gras au miel sur plaque chauffante ou encore du tofu accompagné de la sauce spéciale Azabu : une belle experience.

• Iguma - Restaurant japonais
32 bis, Rue Sainte Anne 75001 Paris
Tél. :  08 26 10 08 49
Au cœur du quartier japonais, un restaurant parfait pour manger sur le pouce. Les menus vous proposent des gyosa (raviolis japonais) et une énorme soupe aux nouilles et légumes (lamen), ou encore des nouilles sautées préparées devant vous. Les gros estomacs adoreront !

• Lô Sushi - Restaurant japonais
8, Rue de Berri 75008 Paris
Tél. : 08 26 10 09 04
1, Rue du Pont Neuf 75001 Paris
Tél. : 01 42 33 09 09
Pour épater la galerie, choisissez ce sushi bar avec tapis roulant. Bien sûr c’est un peu cher (se repérer à la couleur des assiettes pour connaître le prix des plats) mais vous êtes près des Champs… Pour le restaurant du 1er arrondissement, vous le trouverez au sous-sol du magasin Kenzo, près de l’ancienne Samaritaine. La salle, décorée par Andrée Puttman (donc blanche et design !) présente un petite attraction locale : vous disposez d’un écran devant votre table pour surfer sur internet (nous envoyer un gentil commentaire par exemple !) ou pour communiquer avec les autres convives…

• New Nioulaville - Restaurant asiatique
32-34, Rue de l’Orillon 75011 Paris
Tél. : 01 40 21 96 18
Près de Belleville, voici un grand restaurant (plus de 400 places !) comme vous pourrez en trouver à Hong-Kong. Des chariots de dim sum (vapeurs) passent de table en table et le choix sur la carte est immense. Ne vous attendez pas à un restaurant très chic : le lieu est idéal pour les soirées entre amis (grandes tables rondes et il y a toujours de la place !) et avec les enfants (aquarium en déco), il y a suffisamment de place entre les tables pour caler la poussette. Il y a même un parking en sous-sol pour la mégane !

• Silk and Spice - Restaurant thailandais
6, Rue Mandar 75002 Paris
Tél. : 01 44 88 21 91
Idéal pour un dîner romantique, voici un restaurant tout en finesse avec son ambiance tamisée, son décor raffiné et ses plats doucement épicés. L’addition est plus élevée que dans les cantines chinoises mais c’est justifié.

• Maison de Thé de Mademoiselle Li
- Salon de thé chinois
Jardin d’Acclimatation 75016 Paris
Tél. : 01 40 67 91 55 - Ouverture samedi et dimanche de 11h à 18h.
Ce n’est pas un restaurant mais je ne résiste pas au plaisir de partager ce lieu improbable : un petit bout de Chine ancienne au cœur du jardin d’acclimatation. Entouré d’un décor de laque rouge, avec lanternes, cages à oiseaux, meubles anciens et soies, vous dégustez dans le silence votre tasse de thé. Quelques ouvrages sur l’Asie peuvent être consultés sur place. Un vrai voyage spirituel.




“Un thé à Paris” le meilleur des salons de thé

admin | On a testé... | Samedi, 19 avril 2008

Puisque le soleil se cache, nous ne vous dévoileront pas encore cette semaine nos meilleures adresses de terrasse “spéciale bronzette” mais vous proposons notre sélection de salons de thé parisiens. Un confortable sofa, un thé sélectionné avec amour et un délicieux gâteau maison : qu’est-ce qu’on est bien à Paris…

Les  intellos-bobo :

• La Fourmi Ailée
8, Rue du Fouarre 75005 Paris
Tél. : 01 43 29 40 99

Entre quartier Latin et St Germain, c’est tout naturellement dans une ancienne librairie que s’est installée La fourmi ailée. L’univers y est aérien avec ses longs murs et son plafond nuageux. La lumière est partout, les livres aussi. Profitez de l’heure du thé pour faire une halte dans ce paisible endroit, à l’heure du déjeuner le lieu est souvent complet et les plats ne sont pas inoubliables…

• Le Loir dans la Théière
3, Rue des Rosiers 75004 Paris
Tél. : 01 42 72 90 61
Dans un décor bobo-broc’, choisissez parmi les merveilleux gâteaux  maison qui trônent au centre de la pièce puis affalez-vous dans un fauteuil pour les déguster…

• L’été en pente douce
23, rue Muller 75018 Paris
Tél. : 01 42 64 02 67
Pour dominer Montmartre, à l’abri des touristes et des intempéries (terrasse couverte), c’est le lieu idéal pour un après midi entre copines (et bla bla bla et bla bla bla…).

• Les Cakes de Bertrand
7, Rue Bourdaloue 75009 Paris
Tél. : 01 40 16 16 28
À l’heure du thé, dans un décor tendre et nostalgique, on dévore les gâteaux maison, comme le cake d’amour qui rendrait romantique un fan du PSG.

• Mamie Gateaux
66 rue du Cherche-Midi 75006 PARIS
Tél. : 01 42 22 32 15
Retour en enfance (enfin plutôt celle de mes parents et grand-parents!) dans ce salon de thé décoré par du mobilier d’école chiné. Les gâteaux sont maison, craquez aussi pour le chocolat chaud servi dans un bol de faïence.

• Le poussette café
6 rue Pierre Sémard, Paris 9ème.
(voir l’article)

Les exotiques

• Café Maure de la Mosquée de Paris

39, Rue Geoffroy Saint-Hilaire 75005 Paris
Tél. : 01 43 31 18 14
Dépaysement assuré avec ses pâtisseries hyper-sucrées, son thé à la menthe brûlant, le café qui jouxte la grande mosquée de Paris  offre une halte ombragée aux promeneurs du Jardin des plantes. Idéal pendant les grosses chaleurs.

• Salon de thé de la Maison de la Chine
76 rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 40 51 95 17
Dans cette réplique parisienne d’une maison de thé traditionnelle chinoise vous pourrez prendre le thé comme là bas : le thé est préparé devant vous et vous pouvez choisir pour l’accompagner un assortiment de gâteaux chinois.

• Toraya
10, Rue St-Florentin75001 Paris
Tél. : 01 42 60 13 00
Vous prendrez bien un namagashi avec votre thé ? ou alors un yokan ? Pas de doute vous êtes chez Toraya, un salon de thé japonais parfait pour découvrir des saveurs et des textures inconnues (sauf des japonais).

• Maison de Thé de Mademoiselle Li
Jardin d’Acclimatation 75016 Paris
(voir l’article)

Les chic-classiques

• Le Bar à Chocolat de Mauboussin
66, Avenue des Champs-Élysées (3e étage) 75008 Paris
Tél. : 01 42 56 03 42
Très chic : au coeur de la bijouterie Mauboussin, dans un décor très graphique, vous pourrez déguster le chocolat sous toutes ses formes (à croquer, à boire…) et créer vous-même votre chocolat chaud idéal…

• Angelina
226 rue de Rivoli 75001 Paris
Tél. : 01 42 60 82 00
Qui n’a jamais bu le chocolat africain de chez Angelina n’est pas parisien… Rien n’a bougé depuis plus d’un siècle dans cette institution (pas même les serveuses !!!!) et l’on sirote son thé servi dans de l’argenterie en compagnie de vielles dames et de touristes japonais. j’adore.

• Ladurée
75, avenue des Champs- Elysées / 75008 Paris
Tél. : 01 40 75 08 75
Là encore il y a l’institution avec ses fameux macarons (à acheter également à emporter pour offrir à ceux que vous aimez - et qui vous le rendront bien), mais aussi un décor de cinéma avec ses salons dorés, ses tableaux XIXe, ses théières en argent. La carte des thé est très complète et celle des desserts à tomber…

• Mariage Frères
30-32, Rue du Bourg Tibourg 75004 Paris
Tél. : 01 42 72 28 11
C’est parmi 500 variétés de thé que vous aurez à choisir dans ce temple du thé. Accompagnez celui-ci d’une pâtisserie maison (scones, muffins…) et admirez le décor tout en bois. Vous pouvez même faire un tour au 1er étage pour visiter son petit musée.

• The Tea Caddy
14, rue Saint - Julien - le - Pauvre 75005 PARIS
Tél. : 01.43.54.15.56
À l’heure du tea time, prenez place dans ce salon british proche de Notre Dame. Crumbles, apple pies, muffin et confitures maisons accompagneront à merveille votre thé, servi dans de la porcelaine “blue willow”. Une recette qui fonctionne depuis 1928 !!!




On a perdu thomas dutronc…

admin | Humeur parisienne | Vendredi, 18 avril 2008

Snif… notre jeune dandy veut nous quitter pour d’autres rivages… Mais après un tour à Palavas et une virée au Mans, on le sait, il nous reviendra : “Il n’y a qu’elle, et c’est bien l’ennui”

Ecoutez le titre “J’aime plus Paris”, issu de l’album de Thomas Dutronc
“Comme un manouche sans guitare” :




Un triceratops chez Christie’s

admin | @ visiter | Lundi, 14 avril 2008

L’annonce a mis en émoi tout Paris, dont Hermès (3 ans, fils modèle et amateur du genre dinosaurus) qui ne parle plus que de ça. En effet mercredi prochain* chez Christies sera mis aux enchères un Triceratops horridus (alias “reptile horrible à trois cornes”) de plus de 65 millions d’années. Un squelette qui vous coûtera au bas mot 500 000 euros… Pour ceux qui n’ont ni le budget ni la place dans leur F3 pour les 7,5 m de long de la bête, il vous reste encore une journée pour faire un tour dans la salle des ventes. Vous repartirez peut-être avec un crâne d’edmontosaure (dinosaure à bec de canard), un œuf de titanosaure ou une dent de plésiosaure… (”chéri, j’ai fait une folie…”)

Aurore

*Vente du 16 avril 2008

Salles des ventes à Paris :

• Christie’s
9 av. Matignon 75008 Paris
Tél. 01 40 76 85 85
Du lundi au jeudi, de 10h à 18h
Autres ventes sur http://www.christies.com

• Drouot
9 rue Drouot 75009 Paris
Calendrier : http://www.drouot.com
Passez découvrir la vente et repérer vos coups de cœur la veille ou le matin, la vente a lieu en général l’après-midi à 14h. Entrée libre.




Les métiers oubliés

admin | Paris est plein de parisiens | Mardi, 08 avril 2008

Il était un temps où Paris était peuplé de parisiens qui faisaient de vrais métiers et non du consulting en réseau financier, du relooking graphique ou du management en énergies comportementales. Voici quelques témoignages du siècle dernier piochés dans les archives de paris en images.

Facteur parisien. Vers 1925. © Albert Harlingue / Roger-Viollet

Jeune femme soudant au chalumeau sur un échafaudage. Paris, vers 1930.

© Albert Harlingue / Roger-Viollet
Porteuse de pain. Paris, 1908. © Jacques Boyer / Roger-Viollet

Vendeur de lacets. Paris, 1907. © Jacques Boyer / Roger-Viollet

Employé de voirie chargé du ramassage des corbeilles, Paris, 1907.
© Jacques Boyer / Roger-Viollet

Pour remonter un siècle encore en avant et découvrir les crieurs de peaux de lapin, les passeurs de ruisseau, les cueilleurs d’orphelins… plongez vous dans le livre publié par l’excellente maison d’édition Parigramme : “Métiers oubliés de Paris” par Gilles Laurendon et Laurence Berrouet. 25 euros.

Pour les amateurs de balades, sachez que dans certains quartiers de Paris comme le Marais où les voix ne sont pas couvertes par le bruit de la circulation, on peut encore croiser le vitrier avec son fragile arnachement et son son cri reconnaissable entre mille (à casser une vitre) et l’aiguiseur de couteaux qui s’annonce au son d’une petite clochette.

Enfin, toujours autour de ce sujet, offrez-vous (c’est gratuit !) une visite au Musée Carnavalet qui expose dans sa salle du RDC une magnifique collection d’enseignes très pittoresques. Hôtel Carnavalet Musée de l’histoire de Paris - 23, rue de Sévigné - 75003 Paris - 01 44 59 58 58 - Horaires d’ouverture : Tous les jours de 10h à 18h - Fermé le lundi




Marathon de Paris : attention, ça va suer…

admin | Humeur parisienne | Vendredi, 04 avril 2008

Alerte rouge pour tous les parisiens présents dans la capitale ce dimanche 6 avril : des milliers d’êtres étranges en short vont envahir nos rues en laissant derrière eux une odeur corporelle à la limite du soutenable… (Car ce n’est pas Narta le sponsor officiel de ce 32e marathon de Paris…)

Donc option 1 on reste calfeutré chez soi en attendant que toute cette énergie sportive s’épuise au bout de ces 42,195 km ou option 2, on fuit pour se mettre au vert (MA solution).

Je vous le dis : va pour la gay pride et son cortège de grandes dames à perruques, va aussi pour les classiques Bastille-Nation des barbus CGTistes, va encore pour la périlleuse course des garçon de café, mais le spectacle de marathoniens à la semelle révolutionnaire et au mollet fringant à la recherche de la meilleure perf’… je ne peux pas. Traumatisme familial sans doute (dur d’avoir un père accro au running)…

Pour ceux qui ont l’obligation de descendre acheter leur baguette de pain ou autre macaron Ladurée : voici le plan du parcours . À éviter en priorité les zones d’épongement dont la simple évocation me donne des frissons dans le dos.

Bien sûr, les plus en manque parmi nous, pourrons avancer que c’est enfin l’occasion de se rincer l’oeil gratos, ce à quoi je leur rétorquerai que le coureur est généralement loin d’un brad pitt ; grand, maigre et la bave au lèvre… Maintenant si c’est votre fantasme !!!

aurore




Le Moustique du métro

admin | Paris est plein de parisiens | Jeudi, 03 avril 2008
SAISON  1 : LES BESTIOLES
Episode 2 : Le Moustique du métro

Les ennemis du parisien
et les moyens mis en œuvre pour les maintenir à distance


Le chien, le cafard et même le rat ne sont rien comparés aux deux ennemis volants qui hantent le sommeil du francilien ami des bêtes. Je parle bien sûr du Moustique du Métro et du Pigeon.

Car contrairement aux autres et de façon répétée ceux-ci sont belliqueux et le parisien doit faire preuve de pugnacité et de courage pour venir à bout de leurs attaques.
Le Moustique du Métro vous l’aurez compris vit dans la chaleur métallique et humide des couloirs et surtout des quais du métro parisien.

Et ce moustique, c’est un peu le combat de ma vie. Cela fait des années que je mets en garde sans relâche mes congénères afin qu’ils apprennent à se protéger de ses assauts. Sans répit, je divulgue les consignes de sécurité. Il faut que j’avoue que jusqu’ici peu de gens dans mon entourage m’ont semblé sensibles à cette juste cause.

1- LE REPÉRER
Le moustique du métro est sombre avec de longues pattes, gros surtout quand il est gorgé du sang des usagers de la RATP. Il se reproduit dans les flaques d’eau sale, particulièrement celles qui croupissent derrière les fauteuils mis à la disposition des voyageurs sur les quais. Il se tapit là, sans faire de vague, et lorsqu’il aperçoit une main, une joue rebondie, un cou, voir une cheville pour les plus vicieux, il se met à voleter l’air de rien autour de sa proie façon moucheron de square. Sans crier gare, il pique. La douleur est intense mais survient alors que le forfait est réalisé ; après le crime. Les piqûres sont tout bonnement énormes, rouges et très gratouillantes. Le bouton perdure un temps infini.

Le moustique du métro prend le métro.Il ne se contente pas de rester sur le quai à guetter ses proies, il les suit discrètement à l’intérieur de la rame pour des attaques en vase-clos. Et en plus, il gruge.
Grâce à Internet, je sais aujourd’hui que d’autres victimes mènent le même combat que moi. Sachez simplement que contrairement à d’autres,
je n’irais pas jusqu’à dire que cet assoiffé d’hémoglobine transmet le Chikungunya, la Dengue ou le Palu mais ses piqûres sont anormalement violentes, si vous voulez le fond de ma pensée. Si ça se trouve, on ne connait même pas encore la saloperie qu’il transmet ou alors les R.G. retiennent l’info. Prenez vos précautions quand même !

2- AGIR
J’hésite à vous conseiller de donner des claques à un passager sur lequel se serait posé un de ces engins sanguinaires mais je pense que c’est un geste qui sauve et qu’à se titre il ne faut pas craindre les représailles à votre endroit.

Protégez-vous : pas de manches courtes laissées sans surveillance, une vigilance de tous les instants. Par-dessus tout, ne vous asseyez sous aucun prétexte sur les fauteuils du quai (même après une journée harassante ou avec un enfant endormi dans les bras…vu ?) et maintenez-vous à distance respectable des murs, sans tomber sur la voie, il va de soi.

J’ai une anecdote : l’autre jour,  je prends le métro à la station Mairie de Montreuil. Face à moi une jeune fille. A côté de moi, une femme d’une cinquantaine d’année. Affamé de sang frais, un moustique commence à tourner autour de la jeune personne qui ne s’en rend pas compte. Intérieurement je m’agite, cherchant le meilleur moyen de sauver cet usager sans passer pour folle. A mon grand soulagement, la jeune fille identifie son agresseur et le chasse d’un grand geste. A ma grande stupéfaction, la dame à mes côtés (qui devait aussi s’agiter intérieurement) sourit  à la jeune fille et lui dit un truc comme « ce sont vraiment des sales bêtes ».
Je l’aurais embrassée ! J’étais tellement heureuse de cette mobilisation, de cette prise de conscience collective. Depuis, je me sens moins seule.
J’ai été confortée dans ce sentiment en tombant sur plusieurs blogs relatant des attaques et en constatant que ce problème avait fait l’objet d’une question à l’Assemblée Nationale. Tapez « moustique du métro » sur Google, vous allez voir qui c’est la folle….

Je trouve l’idée d’introduire des pigeons dans les métros afin qu’ils mangent les moustiques certes écolo et pratique. Mais de grâce ! ces deux volatiles pourraient sceller un pacte pour mener une guerre commune….

Bon je m’arrête là car Aurore va me tuer : j’ai encore écrit un truc passionnant sur la vie parisienne chic et branchée. Je vous parle du pigeon la prochaine fois.
Karine