Les moyens de transport à Paris

admin | Paris pratique | Vendredi, 13 février 2009

Bien que le choix soit large, le premier conseil de tout parisien sera d’oublier sa voiture. Ceci vous évitera crises cardiaques (lors de la traversée de la place de l’Etoile par exemple), crises de nerf (bloqué 30 min. à un feu rouge) et amendes en tous genres (les places de parking sont rares et chères et les amendes salées (jusqu’à 270 euros si vous devez récupérer votre voiture à la fourrière).
metroc2a9parispourunjour
Vous avez ensuite le choix entre les transports en commun, les taxis, les deux roues ou les autres options plus écolos comme le vélo, les rollers et bien sûr vos pieds !

• Les transports en commun
Paris étant très bien desservi en transports en commun vous trouverez sans peine le moyen (très économique) d’arriver à bon port.
Le métro est très facile pour les novices (une ligne, deux directions), parfois un changement mais après une journée vous serez aussi alerte que le parigot se rendant au boulot ! La fréquence est très satisfaisante (toutes les deux minutes en période de pointe) et les horaires larges (6h du mat - 2 h le we)
Reste que le métro, bien que typiquement parisien (avec des vrais parisiens dedans !), soit loin de ce que puisse rêver un touriste en goguette dans la capitale : mendicité, pickpocket (jamais vu mais je pense qu’ils ont un radar spécialisé dans le porte-monnaie étranger), teint blafard et blasé de nos parisiens de retour du turbin, couloirs sales… Bref, virée romantique et 3e âge s’abstenir !
ticketc2a9parispourunjour1 Si vous êtes là pour une semaine ou plus, pensez à prendre une carte d’abonnement. La RATP propose également une carte de 1 à 3 jours jumelée avec des entrées au musées. Quoi qu’il arrive ne prenez jamais de ticket à l’unité, très cher mais investissez alors dans un carnet de 10 billets.
Votre carte ou votre ticket vous permettra également de prendre le bus, le tram et le  RER intramuros. Gardez votre ticket avec vous jusqu’à la sortie, il peut vous être demandé par des contrôleurs et vous servira lors de certains changements.
Pour ceux qui s’aventurent en dehors de Paris, vous aurez alors à prendre le RER ou les trains francilien, qui ont des tarifs spécifiques (et des horaires tout aussi spécifiques !!!). Attention alors aux heures de pointes (7-9h le matin et 17-19h le soir), vous risquez de vous trouver serré comme dans une boite à sardine bretonne, une main aux fesses comme cadeau bonus.
Toutes les cartes et les tarifs sur le site de la www.ratp.fr.
Le bus est un excellent moyen de visiter la ville et de découvrir des quartiers méconnus. Son emploi est un peu plus complexe que le métro : la lecture des lignes ressemble parfois à un casse tête. Il dessert également moins d’endroits que le métro. Et son plus gros défaut, c’est sa fréquence car il n’est pas rare d’attendre plus d’un quart d’heure son bus. Depuis peu la RATP indique sur les arrêts de bus (quand ça marche), le temps d’attente, ce qui est une belle victoire contre les engelures en hiver et les insolations en été. Pour les novices sachez que lorsque le bus approche, il faudra lui faire signe pour qu’il s’arrête et que lorsque dans le bus, vous arriverez à votre station, vous signalerez au chauffeur que vous voulez descendre en appuyant sur le bouton rouge. Dernier conseil, ne vous asseyez JAMAIS sur les places de devant, vous vous y ferez déloger aussi sec par une centenaire à la canne agressive. A part ce squat du 3e âge, le bus reste un moyen agréable, à l’air libre, de flâner dans Paris - lorsque l’on a le temps -…

touristesc2a9parispourunjour1
Il existe également des cars spécialement dédiés au tourisme qui font le tour des grands classiques (tour Eiffel, Louvre…). Vous achèterez le billet, valable une journée, directement à bord.
Si vous en avez l’occasion vous pourrez également profiter du batobus, qui vous amène de part et d’autre de Paris via la Seine, le tram (sud de Paris) ou le funiculaire de Montmartre. Des expériences amusantes qui ne vous coûteront qu’un ticket de métro.

Les taxis

Ceux-ci pourraient faire l’objet d’une rubrique à eux-seuls tant les taxis parisiens font partie du folklore local. Le grand classique est le chauffeur de mauvaise humeur, qui insulte tout ce qui passe (les voitures, les vélos, Delanöé, vous…). Vous aurez aussi des variantes selon la nationalité du chauffeur : petit temple chinois à l’arrière, radio RFI à donf… Encore faut-il que celui s’arrête et daigne vous amener à bon port.
Je vous donne quelques règles qui vous simplifieront la vie.
1- Pour appeler un taxi, on se pose au bord du trottoir, à un endroit ou le véhicule peut s’arrêter (et non pas en plein carrefour), et l’on hèle celui-ci. Evitez toute allure trop “qu’est-ce que j’ai bu” qui pourrait rebuter certains chauffeurs attachés à la propreté de leur habitacle. Vous pourrez monter à trois personnes maximum.
2- Un taxi libre a le signe “taxi” au dessus de sa voiture allumé. Si il y a juste une petite lumière, c’est qu’il est occupé. Rien ne sert alors de se jeter sur le capot.
3- Vous le constaterez vite, trouver un taxi à 2h du mat un samedi relève souvent de Rambo commando IV. Vous pouvez faire le choix de la borne de taxi si celle-ci n’est pas surpeuplée. Si vous n’avez pas la patience, placez-vous sur un axe stratégique (où il y a beaucoup de voitures), assez éloigné de la borne sinon le taxi n’a pas le droit de s’arrêter. La troisième solution est d’appeler une centrale de taxi (taxis bleu, taxis G7… ) qui sont parfois eux-aussi saturés.
4- Les tarifs sont fixés par l’état (tarif de jour, tarif de nuit, dimanche, jours fériés). Vérifiez que le chauffeur enclenche son compteur lorsque vous montez. Refusez tout net de monter dans un faux taxi (pas de compteur), vous allez au devant des emm…). Une course dans Paris la nuit n’excédera pas 15 euros. Munissez-vous d’argent liquide, très peu ont une machine à carte bleue et aucun n’accepte les chèques.
5- Un taxi n’a pas le droit de refuser de vous prendre (si n’allez pas assez loin à son goût par exemple) sauf si celui-ci termine son service. Si vous rencontrez un problème, notez la plaque et signalez le au syndicat des taxis, rue Morillon. Il risque de gros ennuis et c’est bien fait !

• Les deux roues
Devant les embouteillages et les problèmes de parking, les parisiens circulent de plus en plus en scooter et moto. Je le déconseillerai à toute personne non exercée au slalom urbain. Il existe quelques loueurs.
Au contraire le Vélib’ et ses km de pistes cyclable parisiennes vous ouvrent leurs bras. Facile d’accès (de nombreux parkings), peu cher et amusant, c’est le moment de se lancer. Si vous venez à Paris en été vous n’aurez aucune excuse. Profitez alors des soirées chaudes et vidées de leur population à 4 roues pour partir à l’assaut de Paris.
Restez prudents, et surtout soyez vigilants aux voitures garées et aux portières qui s’ouvrent sans prévenir.
Certains pourront préférer leurs rollers, skate… attention quand même à la circulation.escarpins2c2a9parispourunjour

escarpinsc2a9parispourunjour• La marche à pieds
Parce que Paris n’est pas une très grande ville, la traverser n’est pas mission impossible (comptez quand même la journée si voulez vous tenter Porte de Vincennes / Pte de la Muette). Pour vous rendre dans les différents lieux touristiques, surtout ceux qui se trouvent dans le centre de Paris, privilégiez les trajets à pied qui vous feront découvrir petites boutiques de créateurs, merveilles du temps passés et personnalités locales.

Enfin si vous voulez vous laisser porter par une gentille équipe de parisiens heureux de partager leur ville, faites appel à l’équipe de Paris pour un jour pour vous concocter un programme sur-mesure.
www.parispourunjour.fr


pavec2a9parispourunjour