À Paris, promo sur les cigarettes !

admin | Humeur parisienne | Lundi, 17 octobre 2011

Affiche Raymon Savignac
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Affiche Raymond Savignac




“Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un si grand amour”

admin | Humeur parisienne | Jeudi, 17 mars 2011

Garance (Arletty) à Frédéric (Jean-Louis Barrault) dans Les enfants du paradis, Marcel Carné, 1943.

> voir la video sur http://www.youtube.com

les-enfants-du-paradis-boulevard

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Belle rentrée…

admin | Humeur parisienne | Vendredi, 03 septembre 2010

Les petits parisiens sont équipés de leurs plus chouettes cartables, les terrasses profitent des derniers beaux jours et Paris pour un jour s’attaque aux belles expositions de la rentrée…

image-6Pour bien commencer et prendre le pouls des dernières tendances déco, passez faire un petit coucou à Zoé sur son stand du Salon Maison & Objets. (Villepinte, Hall 6 D16, du 3 au 7 septembre)

“Zoé de Las Cases”

A très vite sur les pavés parisiens,

Aurore & Karine





tentation…

admin | @ visiter, Humeur parisienne | Mardi, 02 février 2010

Un jour de Chandeleur à Paris… qui pourra résister ?

Pour les gourmands de bonne facture : www.sabineforget.com

sabineforget_la-chandeleur

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Saupoudrons la ville d’une pincée de joie…

admin 2 | Humeur parisienne | Jeudi, 26 février 2009

A l’occasion de la rentrée,  il nous avait semblé de bonne augure de diffuser auprès de notre fidèle audience, le célébrissime clip d’Il fait beau dans le métro ainsi que l’inénarrable ode au Vélib’.

Je ne résiste pas aujourd’hui, en cet fin d’hiver maussade qui se traine un peu trop, à vous faire découvrir une des dernières réalisations du groupe d’activistes urbains mais néanmoins marrants Improve Everywhere.

Le propos de cette perle ? Une action dans le métro de New-York destinée à donner le sourire à tous les usagers tristounets du matin : High Five elevator ou comment se faire plein de copains avec peu de moyens, un peu de culot et pas mal d’humour !

high_five_elevatorhttp://www.youtube.com

J’en profite pour vous parler un peu de Improve Everywhere : créé par Charles Todd en 2001, ce groupe selon ses propres termes “provoque des scènes de chaos et de joie dans les lieux publics”.  Basé à New-York et composé de centaines d’agents, il a aujourd’hui à son actif environ 80 missions plus qu’accomplies.

Parmi les plus mémorables No Pants! Subway ride, un événement annuel dont la première édition eu lieu en janvier 2002 et qui consiste  tout simplement à prendre le métro sans pantalon. Cette mission regroupe un nombre croissant de participants et de plus en plus de villes rejoignent le mouvement.

La version 2009 de l’événement eu lieu le 10 janvier et a regroupé pas moins de 22 villes participantes dont plusieurs villes européennes. Je lance un appel : à quand un No Pants! dans le métropolitain parisien ? Il est quand même domange de se priver de telles animations.

Improve Everywhere est aussi à l’origine des “freezing” des mobilisations éclairs (ou Flash mob’) de centaines d’individus qui s’immobilisent durant quelques minutes au beau milieu de places ou de halls très fréquentés nous donnant le sentiment que le temps s’est arrêté avec par ex. Frozen Grand Central, la version newyorquaise.

Mais cette fois-ci les Français ne sont pas en reste, et c’est Art Pack qui le même jour que Improve Everywhere, le 19 mars 2008 à 20h42 a proposé une version parisienne de cette mission : 200 à 300 personnes se sont figées pendant 90 seconde dans le hall de la Gare de Lyon. De quoi méditer sur le temps qui passe et qu’on ne peut retenir….

art-pack

http://www.dailymotion.com

K




Paris sous la neige : sortez votre snowboard !

admin | Humeur parisienne | Mardi, 03 février 2009

snowboarding in Paris

snowboarding in Paris

http://www.urtheworld.com

Les parisiens se sont réveillés hier sous la neige. Certains ont enfilé bonnets, écharpes et bottes à poils et d’autres… leurs snowboards !

C’est parti pour deux minutes de glisse parisienne avec cascade sur bitume qui fait mal ! Une petite visite originale dans un décor mi neige / mi pluie. Aujoud’hui c’est grand bleu, la neige a fondu… nous attendons avec impatience le prochain ballet aquatique de nage synchronisée on Seine…




Plan anti-crise

admin | Humeur parisienne | Lundi, 29 septembre 2008

Il parait que c’est la crise (économique, écologique, sociétique (?)…), que bientôt on n’aura plus de boulot, pas de retraite et même plus de planète. Mais tout ça n’arrivera pas à atteindre mon moral dopé à l’optimisme. Car des gorgées de bières, enfin tout ces petits trucs du quotidien qui me font voir la vie parisienne en rose bonbon, je m’en fait des culs secs ! La preuve par 10 :

1- Suivre les pas des touristes et toujours s’émerveiller des points de vue qu’offre la capitale : une petite pause au Troca, une halte au sacré coeur, un café en haut de Beaubourg, une bourasque sur la terrasse de l’Institut du Monde Arabe… ou comment prendre de la hauteur sur le monde et sur la ville.

2- Se planquer derrière la haie de l’école du quartier (à côté d’un monsieur en imper…) et voir ces petits benettons (bleu, blanc, beurre) jouer ensemble (et se taper dessus) sans discernement. Car oui ma ville n’est pas raciste, le FN fait ici des scores mineurs et ses écoles sont un laboratoire de mixité. A nuancer bien sur en fonction des quartiers… (mauvaises langues !)

3- Battre des records sur le tapis roulant grande vitesse de Montparnasse. C’est très puéril mais ça équivaut à la sensation d’un cheval lancé au galop (j’vous jure…).

4- Dévisager les grimaçantes têtes du pont neuf, trouver des airs de ressemblance avec certains. Avec une mine et un bloc, de beaux sujets d’études pour un dessin.

5- Aller voir au printemps les bébés canards dans les parcs parisiens (et avoir des pulsions de kidnapping)

6- Faire un tour sur la promenade plantée et côtoyer le ciel, les toits en ardoises et les clochers des églises (voir notre article)

7- Passez l’après-midi dans un salon de thé avec ma meilleure amie (et avoir très envie de faire pipi…)

8- Fouiner dans une vieille mercerie, foire à tout, grossiste en bonbons… et repartir avec des trésors pour 5 euros

9- Faire du vélo la nuit, quand Paris est calme et que les rues sont dégagées… Filer sur les quais, traverser la Seine et partir à l’aventure dans des quartiers inconnus.

10- ramasser de gros marrons avec mon fils, faire la course après les pigeons et faire coucou aux messieurs des camions poubelles (idoles de toute la jeunesse parisienne).

Voilà, je pourrais vous en donner encore quelques hectolitres mais il parait qu’il faut que j’arrête de boire. donc je vous passe la main…




Un peu de gaîté dans la rentrée : Il fait beau dans le métro

admin | Humeur parisienne | Dimanche, 31 août 2008

En ces temps de rentrée et de rechargement de pass Navigo, je ne résiste pas à l’envie de mettre à l’honneur cet hymne réjouissant et culte dédié au métro local canadien.

Au passage je remercie l’auteur du commentaire qui nous a fait connaître cet incontournable de l’art total.

Ce petit bijou publicitaire devrait donner des idées à tous les cerveaux qui planchent sur la communication “ratpienne”. Je milite personnellement pour une version parisienne très 2008 de ce chef d’œuvre musical et chorégraphique et suggère un hymne revu et corrigé paris-groovy-sexy par Ben de la Nouvelle Star (histoire de trouver du boulot à ce jeunot).

Ce clip m’a inspiré quelques réflexions en corrélation directes avec mes obsessions parisiennes et plus largement citadines :

Que font tous ces Queb’s en sous-pull et autres col roulés colorés s’il fait si beau dans le métro ?

Est-ce l’arme défensive imaginée par les Canadiens pour défendre leur peau contre le moustique du métro ? Une piste à creuser et à tester.

Pour poursuivre dans le sens de l’amélioration de la lutte anti-moustique, je propose que nous adoptions tous les couettes en guise de chasse-bestioles. Qu’importe les effets collatéraux sur le voisinage immédiat ! De plus c’est un vrai plus pour le look.

Il fait beau dans le métro a traversé l’océan depuis un moment déjà et a fait des petits.

Je m’empresse donc de vous rencarder sur ces ersatz :

- Il fait beau dans le métro version retour des grèves

- Il fait beau dans le métro version version techno

Pour ceux qui préfèrent la vie au grand air et à deux roues voici deux odes au Vel’ib à déguster sans modération (particulièrement la première) :

- En roue lib sur mon velib’ : 5mm55 de bonheur

- Velib la chanson

Bonne rentrée !




RESULTATS DU TEST : Quelle parisienne du mois d’août êtes-vous ?

admin | Humeur parisienne | Mercredi, 13 août 2008


Notez vos résultats et découvrez votre profil aoûtien.

après avoir noté sur un papier quelle était votre réponse (a, b, c ou d) pour chacune des 15 questions, calculez votre score pour chacun des symboles (*, +, # ou 0).

Réponse a

Réponse b

Réponse c

Réponse d

Question 1

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Question 2

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Question 3

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Question 4

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Question 5

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Question 6

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Question 7

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Question 8

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Question 9

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Question 10

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Question 11

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Question 12

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Question 13

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Question 14

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Question 15

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0

+

#

- Vous obtenez plus de # : vous êtes une énergique du mois d’août.

Rentrer à Paris en plein mois d’août vous remplie d’énergie positive. Les vacances ont assez duré et ce n’est pas la léthargie qui s’est emparée de la capitale qui va engourdir votre motivation. Vous avez déjà un pied en septembre, le mois du renouveau durant lequel les nouveautés sont aussi nombreuses que les feuilles aux pieds des platanes.

Vivre à Paris signifie pour vous vivre un peu plus vite que le reste du pays et vous mettez à profit le mois d’août pour prendre un peu d’avance. Et dans tous les domaines pourvu qu’il y ait la clim  : boutiques de mode, boulot, restos, expositions, spectacle…on ne voit que vous (mais ceci dit vous êtes seule). Vous êtes la vedette du mois.

D’ailleurs, vous dégagez une séduction assez forte dont vous profitez sans faire de détails : votre patron ne s’y est pas trompé : attention au retour des premiers frimas et des nymphettes de septembre !

Votre hype attitude et votre entrain vous empêche néanmoins de profiter de la douce torpeur aoûtienne : lâchez un peu de mou, profitez des troquets déserts et de la disponibilité nonchalante de ses quelques clients. Vous perdrez en snobisme mais gagnerez en parisianisme véritable.

- Vous obtenez plus de + : vous êtes une romantique du mois d’août.

C’est pas demain la veille, qu’on vous prendra en flag de désamour panamien. Rentrer à Paris en plein mois d’août vous remplie d’allégresse attendrie. Votre indécrottable romantisme s’adapte parfaitement à la chaleur et au calme d’un mois d’août à Paris. Votre ville préférée vous apparaît sous un jour si beau. Vous en parcourez les rues en tous sens, notant les endroits les plus insolites, au bord des larmes à la vue d’une fontaine Wallace et passionnée par le moindre pigeon.

Vous ne faites pas de hiérarchie entre la faune d’un bar de Belleville, un créateur des Abesses et la vue imprenable depuis la Tour Eiffel : tout vous touche pourvu que ce soit labellisé « Paris sera toujours Paris ».

Pour un peu, on vous confondrait presque avec la meneuse de revue du club du troisième âge de Marne-la-Coquette ou, affublée d’une jupette et de couettes, avec une étudiante japonaise en visite. Vous êtes touriste de votre propre ville, et même de votre propre vie.

Cessez s’il vous plait d’écarquiller les yeux ainsi, vous frôlez un ridicule totalement antiparisien. Râlez un bon coup contre le serveur qui a beau avoir un accent titi du plus bel effet, vous a néanmoins renversé votre thé sur le brushing : on ne vous en voudra pas !

De même, il n’y pas que les conférenciers dans la vie : matez le vendeur à la caisse du h&m !

- Vous obtenez plus de * : vous êtes une déphasée du mois d’août.

Rentrer à Paris en plein mois d’août vous déprime totalement. Vous avez les pieds ici mais la tête sous l’eau…de la Méditerranée.

Vous subissez déjà la vie parisienne en temps normal mais là, on frôle l’allergie.

Vous avez encore en mémoire la peau sucrée de Pedro, la douce caresse du soleil, les boites de nuit de la côte et le chant des cigales.

Vous cherchez partout un peu d’évasion.

Tout est prétexte à l’exotisme afin de prolonger un peu les vacances : vous êtes vêtue à la mode de Palavas, vous pistez les vacanciers allemands et vous transformez votre appart en mas provençal.

Ceci dit, Paris au mois d’août prend des airs de province et cela vous rassérène un peu. Vous aimez ces boutiques fermées et ces troupeaux de touristes en short.

Allez courage ! il vous reste Paris Plage pour peaufiner votre bronzage !

Mêlez-vous à la vie locale, ici aussi on a des traditions amusantes (les joutes verbales du bus 56 par exemple). Et puis quand viendra la fin de l’été, Pedro va vous rendre visite et ça m’étonnerait qu’il ne soit pas sous le charme d’une parisienne piquante et pimpante.

- Vous obtenez plus de 0 : vous êtes une adaptée du mois d’août.

Rentrer à Paris en plein mois d’août vous semble tout à fait normal. Ordinaire. Votre mode de vie est totalement adapté à tous les aléas et changements saisonniers de la vie parisienne.

Les vacances c’étaient top mais vous reprenez le fil de votre vie sans plus de façon.

En bonne autochtone, vous pestez contre le chauffeur du bus, les garçons de café et le prix du Melon au Monoprix; vous adorez la chaleur et la polution, les soirées qui s’éternisent.

Votre bistrot préféré est fermé, dommage pour lui, vous en changez. Vos amis sont partis, pas de pot pour eux, vous faites les fonds de tiroir de l’amitié. Vous ne devancez pas la rentrée (à quoi ça rime de s’affoler) mais profitez des bons plans du moment (dernières soldes et anciennes expositions désertes).

Cette nonchalance blasée qui alterne avec une excitation inopinée fait le sel et le chic de la parisienne, vous maîtrisez ces codes à fond. Mais attention, vous passez parfois à côté de la vraie vie : la parigote attitude mérite parfois d’être balayée d’un bon coup de mistral. Passez la seconde, ouvrez vos chacras, traversez le périf, mettez en danger votre parisianisme qui, aussi indiscutable soit-il, est parfois un chouille relou.

Vous avez trouvé quelle parisienne aoûtienne êtes-vous ?

Si vous voulez savoir, je suis un peu tout ça, partagée entre l’envie de casser du veli’b, celle d’embrasser toutes les vendeuses du monop’ ou de céder à la tentation d’un manteau (long) ou d’une paire de bottes (montantes) (j’ai bien retenu ma leçon de mode apprise du fond de mon transat) et enfin celle de reprendre Gare de Lyon le premier TGV en direction ma chère mer.

Ce test (le plus long de l’histoire du test de vacances) était le reflet de l’humeur entre deux banquettes de métro d’une parisienne sur le retour qui n’a pas perdu son parlé parigot même mâtiné d’un accent plus chantant.

Karine




TEST : Quelle parisienne du mois d’août êtes-vous ?

admin | Humeur parisienne | Mercredi, 13 août 2008

Non, ceci n’est pas le 23ème test rigolo à faire à la plage mais une enquête ultra spirituelle proposée cette fois par votre blog préféré.

Quand ils rentrent à Paris, a fortiori au cœur du délicieux mois d’août, les parisiens sont divisés en plusieurs catégories :

Amusez-vous à répondre à ces 15 questions en notant quelle est votre réponse pour chacune des questions (1a, 2c, 3d par exemples) et reportez-vous au tableau dans l’article consacré aux réponses.

Découvrez ensuite quelle parisienne du mois d’août vous êtes !

1) Vous descendez du train Gare de Lyon

Les gens sur le quai portent des pulls ; on s’insulte gentiment dans la queue des taxis ; le chauffeur tente de vous faire passer par Nation afin de rallier République. Votre réaction :

a : Ah le joli ciel gris ! Vous humez avec délice le bon air de la capitale et dédaignant le taxi, vous enfourchez un Veli’b.

b : Ayant retrouvé vos repaires à peine le pied posé sur le bitume, vous stoppez net le taxi filou et dégainez votre pass Navigo pour prendre l’honnête métro.

c : Au milieu de la foule, les larmes vous montent aux yeux et vous demandez à un passant d’imiter le chant des cigales afin de retrouver votre calme.

d : Vous respirez profondément : c’est vrai que ça pue Paris. A bord du taxi grugeur, vous traitez le chauffeur de truand en imposant votre tarif.

2) Vous retrouvez vos pénates

En plein mois d’août, cela peut s’avérer une expérience difficile. Vos premiers pas à la maison :

a Vous restez chez vous 23 minutes, le temps de ranger vos affaires, de lire vos emails et réservez une table dans ce qui sera le resto hype de la rentrée et dont la peinture n’est pas encore sèche.

b Pedro ne vous a pas envoyé de carte postale. Passé le pas de la porte de votre appartement, vos géraniums vous gratifient d’un accueil profil bas. Dépitée, vous choisissez d’allumer votre ordi pour une séance de photos de vacances.

c Ouf ! vous n’avez pas été cambriolée et votre rosier a survécu. Vous ouvrez les fenêtres, descendez à la recherche d’un traiteur chinois avant de vous faire votre premier plateau télé depuis des semaines devant les J.O.

d Sur le trajet de votre appartement, vous notez avec amusement les menus changements intervenus durant votre absence. A peine vos bagages déposés, vous ressortez profiter d’une terrasse déserte au cœur de la Butte aux Cailles.

3) Lundi matin, retour au boulot

Entre l’excitation d’un écolier à la rentrée des classes et l’angoisse du même écolier à l’idée que ses copains ne soient plus dans sa classe, comment vivez-vous cette journée ? :

a Vous décidez que votre robette de plage et votre bronzage seront vos meilleurs atouts au service de com et vous passez la journée les mollets figés par la clim en tachant de faire bonne figure.

b Vous êtes un chouille en retard au bureau (”tu comprends en août, il y a un bus sur deux”) et arborez habilement un débardeur blanc immaculé afin que votre bronzage, mis en valeur, devienne le sujet du jour à la machine à café.

c Vous décidez d’enfourcher à nouveau un veli’b pour vous rendre au travail et sillonnez les rues de la capitale en profitant du voyage. Arrivée à destination, votre blouse brodée est à tordre

d A 8h15, vous allumez déjà votre Mac, motivée comme jamais et décidée à mettre à profit ces semaines de calme pour damer le pion à la concurrence. Vous attendez jusqu’à 12h30 les 4 personnes de votre service qui ne sont pas en vacances et pour que commence la fameuse réunion du lundi matin.

4) A l’heure du déjeuner, votre brasserie préférée est fermée pour cause de congés annuels.

Peu importe… :

a Vous dégainez votre plan B, le meilleur falafel du quartier que vous dégustez en léchant quelques vitrines.

b Vous avez l’idée sympathique d’entraîner vos collègues dans un pique-nique improvisé sur la pelouse prise d’assaut du square du coin.

c Vous commandez un énorme plateau de sushi (« ça m’a trop manqué sur la Costa Brava ») que vous mangez à même le clavier bien qu’aucune charrette ne se profile à l’horizon.

d Pourquoi ne pas tester Le Pastis, ce charmant resto aux murs jaunes, aux nappes décorées d’olives et qui fleure bon l’aïoli ?

5) De retour chez vous, l’heure est à l’intendance.

En plein mois d’août cela peut s’apparenter à une opération commando. En effet, votre boulanger, votre teinturier, votre marchand de journaux sont fermés jusqu’au 1er septembre et pire encore, votre Framprix affiche des horaires d’été dignes d’une superette espagnole :

a C’est ennuyeux mais si vous essayiez le délicieux pain dont votre copain Jean-Luc vous a parlé ? Après tout, ce n’est qu’à trois stations de métro et au mois d’août la RATP est une partie de plaisir.

b De toutes façons, vous avez décidé d’avoir une vie sociale intense et d’expérimenter tous les restos du moment possibles et inimaginables. Et s’ils sont fermés, de faire un régime.

c Finalement cela vous rassure, Paris au mois d’août, c’est un peu la province. Vous empruntez une voiture et faite le plein au Carrouf de Bercy : quel dépaysement !

d Pas de panique, on vous a déjà fait le coup l’an passé et vous passez automatiquement en horaires d’été vous aussi : vous quittez votre travail une heure plus tôt afin d’être au shopi avant la fermeture.

6) Il est temps de trouver des copains.

C’est pas tout ça mais vous avez des trucs à raconter et un bronzage à montrer. Malheureusement vos 5 meilleurs copains sont aux abonnées absents :

a Aucune importance, vous « esmessez » les deux personnes que vous connaissez encore dans la place et entraînez aussi votre chef de service à la découverte du prodigieux nouveau bar à cocktails du quartier Montorgeuil.

b Le cœur gros, vous passez votre soirée à chater avec votre amour de vacances, Pedro, et sa bande de copains surfeurs.

c Vous accusez une baisse de moral et arpentez votre quartier l’âme en peine. Coup de chance, vous tombez sur un vieux pote de maternelle qui va devenir rapidement votre meilleur ami de l’été.

d Vous êtes au dessus de ça, la ville est à vous. Vous vous inscrivez à toute une série de visites-conférences passionnantes à travers Paris.

7) Vendredi après-midi, premier RTT ; vous vous mettez en mode shopping

Un vieux réflexe qui comme le vélo ne s’oublie pas. Mais le magasinage du mois d’août comporte quelques aménagements :

a Juré ! C’est contre votre propre volonté que vous prenez le RER direction Le Centre Commercial Val Europe et la Vallée shopping village de Marne la Vallée : quelle découverte !

b C’est ballot, mais vous avez claqué tout votre argent en margaritas au bar des Palourdes. Vous connaissez quelques combines et vous consolez avec les soldes de soldes au fond de vos boutiques préférées : et si l’été durait un peu ?

c C’est fou le nombre de petites boutiques mignonnes et si authentiques du quartier des Abbesses ! Vous voilà rhabillée pour l’hiver par les petits créateurs de Paris dont la porte ne s’était pas ouverte depuis le 25 juin.

d Direction le Bon Marché qui a déjà engrangé la totalité des modèles phares de la prochaine saison afin de shopper en avant première le manteau long qui fera pâlir toutes vos copines quand elles rentreront complètement has been de Saint-Tropez.

8  ) Vendredi tout est permis et vendredi soir espoir !

C’est décidé vous allez profiter des soirées chaudes et estivales de la nuit parisienne aoûtienne :

a Tous vos restos préférés sont fermés. Enervée, vous enfilez votre robe Isabelle Marrant achetée à prix cassés et vous organisez un apéro chez vous avec votre nouvelle bande d’esseulés du mois d’août, qui se termine en surboum décalée.

b Nom mais je rêve ! C’est vous là-bas, attablée avec un « ami », dans un bar de Belleville en train d’entonner les plus grands tubes des chansonniers de Paname ?

c Un Ballet à l’Opéra ! Ni plus ni moins. Voilà comment vous avez choisi de célébrer cette soirée et la rentrée qui se profile à l’horizon.

d Ah vous voilà ! Vous avez gainé votre nostalgie balnéaire dans un slim blanc : une vodka pomme à la main, debout sur le bar du Metropolis, les fêtes de Bayonne n’ont qu’à bien se tenir !

9) Samedi-qu’est-ce-qui-m’a-pris ? Le réveil est difficile.

Un plan de secours svp et qui fonctionne au cœur du mois d’août ! :

a Vous savourez avec bonheur la fraîcheur des salles désertes du musée Carnavalet suivies du salon de thé choupinou du Musée du la Vie romantique.

b A vous les expositions de la rentrée ! Quelle beauté ! Dommage tout de même que les bobs soient autorisés dans l’enceinte du Palais de Tokyo.

c Par pur réflexe de récente ex-vacancière, vous faites la queue au drive-in imaginaire du MacDo du coin avant de comater devant l’athlétisme.

d A vous les expos que vous n’avez pas eu le temps de voir avant les vacances ! Pas mal. Après cela, vous rentrez réfléchir au sens de la vie en rangeant votre placard.

10) Ca y est le week-end du 15 août est arrivé.

Paris est tout mou, tout vide, tout écrasé de chaleur. Il est temps d’aller voir de plus près à quoi ça rime ce Paris Plage :

a Quand vous allez raconter à vos collègues lundi que vous avez fait une partie de mini-golf place de l’Hôtel de Ville, suivie d’une séance d’escrime quai du Louvre !

b La plage, un transat, vous fermez les yeux : on y est : vous entendez les mouettes et Loulou Beignets.

c Le trampoline du Bassin de la Villette vous a remis les idées en place. A vous le Taï Chi !

d Finalement la baignade quai des Célestins ne vous tente guère. Vous préférez l’intemporalité d’une balade en bateau Mouche.

11) Imaginez que vous êtes parents.

Et bien à Paris au mois d’août on peut frôler le cauchemar absolu affublée d’enfants. Comment gérez-vous cette situation ? :

a Au point où vous en êtes, vous embarquez tout votre marmaille à l’aquarium du Trocadéro. Ca coûte une blinde et on ne peut pas dire que pour Tony, 13 mois, ce soit rentable, mais au moins, à ce prix-là, l’évasion est au rendez-vous.

b Vous avez cédé : on oublie le centre de loisirs. Direction la fête foraine des Tuileries et après cela, promis, on va choisir un cartable au Monop’.

c Vous avez convaincu la chair de votre chair qu’il n’y a rien de plus fendard que le Musée Grévin suivi de 2 heures 30 de Canorama sur le Canal Saint-Martin : bravo Madame !

d De toute façons vous bossez. C’est la Baby-sitter qui est chargée d’amener vos petits génies à l’atelier du Centre Georges Pompidou puis d’acheter, liste en mains, leurs fournitures scolaires et le tutu de danse chez Décath’

12) Imaginez vous êtes célibataire.

Ne dit-on pas que Paris au mois d’août respire le romantisme par toutes ses bouches d’égout ? Ou, du moins, que c’est le mois le plus propice aux rencontres ? :

a Norbert, votre nouvel meilleur ami retrouvé errant dans la capitale, s’est franchement arrangé depuis la maternelle : à y regarder de plus près, il a gagné en séduction. Et bien que graffeur-taggeur ne soit pas forcement une profession d’avenir, vous vous demandez si ce n’est pas avec lui que vous allez passer l’hiver.

b Vous êtes d’accord avec les traditions, votre humeur est primesautière. Lors d’une visite passionnante des passages couverts de Paris, vous fondez littéralement pour votre guide, Edouard, un étudiant de l’Ecole du Louvre, qui vous achève avec la promesse d’une visite en tête à tête des catacombes.

c Selon vous, les beaux garçons ont quelque peu déserté les Places to be de la capitale. A défaut, vous vous tapez sans plus attendre votre boss, assez beau gosse depuis son retour d’Ibiza.

d A votre grande surprise, les touristes apprécient les petites parisiennes bronzées et court vêtues. Vous voilà affublée de Karl, danois, son poil blond, son mètre 95 et ses sandales. Etrangement, il vous rappelle Pedro de la Casa des los Chipirones, avec un mètre en plus et à la différence qu’il vous chantonne La vie en rose et pas Porque te vas ?.

13) Il fait chaud. ! L’air est irrespirable.

On sort tout poisseux du métro, les Havaianas collent au trottoir et on dort la nuit avec un tee-shirt mouillé car on a oublié d’acheter le ventilo qu’on s’était promis lors de la canicule de 2003.

a C’est si romantique de baguenauder dans les rues fraîches du Marais par cette chaleur ! Aux heures les plus chaudes, vous rêvez de la pluie fine, du vent mauvais et des couleurs de l’automne sur les toits de Paris.

b Vous ne quittez plus votre bureau climatisé sauf pour vous téléporter à la terrasse d’un café qui a troqué ses chauffages de terrasse contre des brumisateurs. Au plus fort de la chaleur, vous rêvez des journées au froid vif et ensoleillé du mois de janvier quand votre cerveau fonctionne au maximum de ses capacités.

c Même vêtue d’un minimaliste short accompagné de ses tongs et de son débardeur, la température vous accable. Celle-ci était bien plus supportable dans les bras de Roger le surfeur fou, avec le clapotis des vagues en toile de fond.

d Vous vous adaptez à votre environnement climatique : vous aimez (presque) la chaleur, la moiteur et la sueur. C’est tellement bien de s’habiller avec rien et les terrasses de café au clair de lune n’ont pas été inventées que pour les Japonais.

14) Au mois d’août c’est bien connu, on remet les pendules à l’heure. A commencer par son petit chez soi.

On trie, on jette on prend des résolutions, on se lance dans de grands travaux :

a Vous profitez de l’absence de vos voisins pour faire une douche italienne dans votre salle de bain, changer votre cuisine en bois et inox pour une superbe laquée noire et remplacez votre canapé en toile grise par son frère en cuir fauve trop beau.

b Prévoyante, vous avez rapporté dans vos bagages de quoi donner à votre intérieur une touche de nouveauté, sous le signe du dépaysement : vos poteries espagnoles iront à merveille avec votre paravent japonais, votre mobilier balinais, votre plaid népalais, vos coussins russes et vos lanternes marocaines.

c Vous pleurez de bonheur à la vue du catalogue Ikea 2009 dans votre boîte aux lettres. Vous dégottez une voiture et passez une journée merveilleuse au paradis suédois du cadre photo, du coussin rigolo et de la housse de couette.

d Plutôt que de changer de déco, vous souhaitez carrément changer d’appart et vous lancez dans la quête du Saint-Graal : un appart sous les toits avec balconnet et vue sur le Père Lachaise.

15) Enfin le 25 août ! Paris sort de sa torpeur ! C’est bientôt la rentrée !

a Tout compte fait, vous vous êtes accommodée de la vie paisible du mois d’août. Vos copines sont de retour, bronzées, amoureuses, écoeurantes ! Maintenant, vous sursautez à chaque sirène de pompier et serrez les dents, au bord des larmes, dans les transports en commun. Heureusement Joe le plagiste va vous rendre visite et rien que pour ça vous tenez le coup.

b Vous achetez le Elle spécial mode, vous changez de bistrot préféré pour le punir d’avoir fermé tout le mois d’août, vous retrouvez votre bande, vous délaissez un peu votre amour des semaines de torpeur; et vous avez votre premier accrochage sérieux depuis des semaines avec une mémé dans le bus : vive la rentrée !

c Comme ils sont mignons ces petits parisiens qui prennent le chemin de l’école avec leur gros cartable d’une tonne ! Comme c’est chou ces petites robes chez Monop’ ! Comme c’est typique cette foule collée-serrée dans le métro et ces hommes qui jouent de l’orgue de Barbarie devant les Galafs avec des petits chats sous Lexomil !

d Ca y est c’est la rentrée. Vous avez tellement bossé au mois d’août que votre enthousiasme est quelque peu émoussé. Mais bon, vous êtes au carré concernant l’actualité culturelle, les nouvelles tendances, les lieux où il faut être. Avec un peu de chance et votre boss à vos pieds et dans votre lit, vous aurez peut-être de l’avancement d’ici décembre. Pour fêter ça vous mettez carrément votre nouveau manteau long.

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