À paris avec dani…

admin | Paris est plein de parisiens | Jeudi, 01 avril 2010

Image de prévisualisation YouTube




dans ma rue…

admin | Paris est plein de parisiens | Jeudi, 22 octobre 2009

Rue Saint-Maur. Paris 11e
Une porte s’ouvre… un hall d’immeuble comme un décor des années 50…

concierge©parispourunjour

Des journées très paname sur : www.parispourunjour.fr




Relooking Pin Up

admin | Paris est plein de parisiens | Jeudi, 18 juin 2009

mlle-vegasTrès rock, très sexy, très tendance… pour une soirée d’été hot, testez le look pin up sous les conseils de pro (et oubliez toutes vos convictions féministes…).
Avis aux intéressées. Make up appuyé - teint de porcelaine, bouche cerise et yeux de biche - réalisé par la pro du genre, Foxy Chris et vêtements piochés dans le temple rock de la rue Charlot, Mademoiselle Vegas.
Pose sexy et œil de velours, pour une séance photo qui vous immortalisera et fera passer Dita pour une débutante.

RV les 26 et 27 juin
Chez Mademoiselle Vegas - 48 rue Charlot 75003 Paris

Infos & résa : 01 42 74 72 89
mademoisellevegas@wanadoo.fr




La Mythologie parisienne : Le Monoprix

admin | Paris est plein de parisiens | Vendredi, 05 septembre 2008

Paris est plein de Parisiens
Saison 2 : La Mythologie parisienne

ÉPISODE 3 : Le MONOPRIX

Intro

- Qu’est ce que tu fais ce midi ?

- Boah.. rien de spécial, je vais au Monoprix…

Face à une telle réponse si anodine soit-elle, une parisienne, a les yeux qui se mettent à briller. C’est scientifique. Expérimenté et vérifié.
Parfois même le parisien.
Au même titre qu’un pass Navigo, les quais de la Seine, Notre Dame ou encore le rayon bricolage du BHV, le Monoprix est une institution parisienne incontournable.

Ne dit-on pas :

- « Je suis en avance à mon rendez-vous, je vais allez traîner au Monoprix »

- ou encore : « Tu devineras jamais où j’ai trouvé cette blouse bleue à 29.9€ ? »

- mais aussi : « Si tu cherches des imitations Kjacques pour tes gosses, va voir au monop’ mais grouille »

- et toujours : « j’ai fait mes courses au Monoprix ; ça m’a coûté ma prime »

- même parfois : « Tu l’as trouvé dans quel Monoprix ? Parce que à celui de Saint-Paul ils n’ont pas encore déballé la mini-collection Robert le Héros »

- Et enfin « T’as vu mes orteils ? J’ai essayé tous les vernis bleu nuit du Monoprix : ça tue non ? »

1) Un peu d’histoire :

Il y a quelques années la population parisienne était divisée en deux familles bien distinctes : ceux qui zonaient au Monoprix et ceux qui squattaient le Prisunic. Mêmes causes, mêmes effets, mêmes conséquences, une histoire d’habitudes et de géographie.

Puis en 1997, Monoprix avala Prisunic et son doux nom désuet dans la foulée.

Les Prisu’ devinrent des Monop’ ; on s’habitua, on se mélangea ; on reprit ses repaires.
Les Monoprix se multiplièrent et firent même des petits, les Monop’
Des Monoprix, il y en a partout en France y compris son clone de province : Inno.

Mais je suis désolée, le vrai Monoprix est parisien. D’ailleurs les nanas de province n’y mettent jamais les pieds et vous demandent étonnées « qu’est ce donc que cette marque Bout’chou ? » , alors que la moitié d’une crèche de la capitale arbore le même jogging de cette marque.

2) Les raisons du succès

J’ai bien remarqué dans les yeux de mes copines de province, la lueur d’incompréhension moqueuse quand je parle du mon échoppe préférée. Il ne s’agit pas de se justifier mais voici quelques éléments d’explication :

  • Le Monoprix c’est du rêve en bas de chez toi, du luxe à moindre frais : Les cerveaux du Monoprix ont bien compris le snobisme néanmoins pragmatique de la parisienne et s’amusent à lui concocter des mini-collections de créateurs pour elle mais aussi pour ses marmots. Ainsi je me rappelle avec émotion de la blouse Bash dont j’ai fait l’acquisition l’an dernier. Deux fois moins chère qu’en boutique. Le hic c’est que trois jours après mon achat, on était 4 mères identiques à récupérer nos enfants à la halte-garderie.
  • Monoprix surfe sur les tendances de la mode tout en restant classique, pratique, de bonne facture et de bonne qualité : la parisienne apprécie d’être ainsi respectée dans son look, celui de ses enfants et sans trop porter atteinte à son budget. Plastique recyclé, cachemire, coton bio, bambou, son côté bobio est plus que caressé dans le sens de la fibre.
  • Le Monoprix c’est de la chaleur humaine (on perds 5 kilos par soutif essayé dans une cabine) et de la convivialité : des queues immenses. En effet, par principe philosophique, seules deux caisses sont ouvertes simultanément au Monoprix. Faire la queue fait entièrement partie du trip. Tandis que les enseignes de la grande distrib’ font des séminaires consacrés à la réduction de l’attente en caisse, Monoprix décide qu’attendre cela fait partie du voyage. Que le positionnement haut de gamme c’est aussi ça : une culotte Miss Helen à 3.9€, ça se mérite.
  • Monoprix ça ressemble à la vie : il est rare de trouver une vendeuse sympa et disponible. Elles sont souvent soit l’un, soit l’autre. Dans le Monoprix de mon enfance, il y en a une qui défie les lois de la longévité sans la moindre bonhomie. Avec les années, elle a forcé mon respect sans diminuer la peur que j’en ai.
  • Les Monoprix sont autant de petits phares balayant de leurs lampions la vie de nos quartiers. Combien de fois, ne suis-je pas sortie énervée du boulot, ne me suis-je pas engouffrée dans le premier Monoprix venu et ne me suis-je pas offert un foulard, un mascara ou des couverts à salade, qui m’ont soulagé le portefeuille mais aussi l’humeur.
  • Le Monoprix sait attirer le chaland. Ses soldes sont réputées. Mon amie Aurore y consacre un smic par membre de sa famille. Ni plus ni moins. Personnellement, j’ai du mal à attendre les soldes et suis totalement victime de cet approvisionnement si particulier basé sur un renouvellement fréquent et en petites quantités : j’ai tendance à me ruer sur un polo chocolat à manches longues en 5 ans sachant qu’il y en a deux en rayon.
  • Dans le même genre, je suis aujourd’hui en possession d’une carte Monoprix qui me gonfle d’orgueil. Grâce à elle, je cumule des smiles mystérieux me donnant droit à des cadeaux (pourris) ou des billets de trains dont je verrais la couleur à l’orée de la décennie 2020 (j’ai fait le calcul).
  • Le Monoprix est cependant totalement contre indiqué pour faire ses courses alimentaires. Le charme monoprien n’agit pas au rayon bouffe : le moindre panier vous coûte un caddy du Attac.
  • Cependant, cette mise en garde ne s’adresse pas aux travailleurs célibataires qui manquent de temps pour faire des rencontres. Pour ceux que l’on voit déambuler dans les allées à des heures indues en comparant leurs yaourts, Monoprix a inventé Monop’ des petits Monoprix tout mignons qui ferment à pas d’heure, remplis de smoothies et de plats individuels macrobiotiques.

Comme beaucoup de mes congénères mon histoire avec Monop’, c’est un peu la haine et l’amour en alternance.

J’y ai volé mon premier poudrier. J’y ai acheté toutes mes fournitures scolaires et mes 45 tours (si si…). Ma mère m’a habillé Country jusqu’à ce que je réalise que la mode existait ailleurs.

Aujourd’hui, c’est à la fois le poste de dépense numéro 1 de mon budget mais quand même un moyen de claquer sans déraper.

D’ailleurs, la relève est assurée : quand je dis chez moi, à la cantonade « je vais zoner au Monoprix, qui vient avec moi ? », ma fille de 6 ans saute dans ses basquets. Ensemble, on teste des rouges à lèvres, on feuillette des bouquins, on essaye des robes, on compare les sacs à mains et les shampoings. J’assure la transmission du savoir.

Karine

PS : pour me remercier de cet article en forme de publicité, je souhaite que Monoprix fasse un geste à mon endroit. Au choix :

- Que l’agent de sécurité cesse de me faire les gros yeux quand j’arrive et quand je pars. Si je volais tout ce que j’achète, cela ferait longtemps que j’aurais mon propre Monoprix. J’ai passé l’âge.

- Que les sacs en plastique, aussi écolo soient-ils, soient un chouille plus solides

- Que des soldes privées soient organisées pour les clientes millésimées, oui oui comme chez Vanessa Bruno.




Une soirée sous le signe de la douceur avec Zoé de Las Cases

admin | Paris est plein de parisiens | Samedi, 21 juin 2008

Nous vous invitons à découvrir l’univers magique de Zoé de Las Cases, (notre amie) créatrice d’objets et illustratrice qui enchante cette fois-ci des bouteilles de sirop au goût sucré de l’enfance.Pour cette création, elle s’est associée avec Valérie Gentil, fine bouche parisienne qui sillonne la France pour nous proposer le meilleur de la gastronomie dans son épicerie du 15e arrondissement.

Rendez-vous donc mardi 24 juin chez Beau et Bon autour d’un sirop à la rose (ou au goût “tarte tatin” !) et d’un buffet nostalgique pour partager un beau moment et souhaiter longue vie à cette collaboration.

Beau et bon, l’épicerie folle 81 rue Lecourbe 75015 Paris -  M° Volontaires ou Sèvres Lecourbe -  01 43 06 06 53 - site internet : beauetbon.free.fr

Horaires d’ouverture Du mardi au samedi : 10h30 - 13h00 et 15h - 19h30  - Le dimanche : 10h30 - 13h




L’appart’ de mes rêves

admin | Paris est plein de parisiens | Mercredi, 30 avril 2008

SAISON 2 : LA MYTHOLOGIE PARISIENNE

EPISODE 2 : L’appart’ de mes rêves

La Mythologie parisienne et les moyens mis en œuvre les maintenir en vie

Afin de faire suite au précédent épisode, voici le top 5 des mythologies immobilières : J’entends par là, les cinq logements qui font rêver le parisien du plus accessible au plus fantasmatique.

5) Le fameux appart haussmannien

Cet incontournable de l’architecture parisienne est situé dans un immeuble du même nom en pierre de taille et doit remplir un maximum des critères suivants afin de répondre pleinement au rêve immobilier du parisien :

- Être au 4ème avec ascenseur, avoir 3.5m de HSP (hauteur sous plafond), un balcon filant et un plan en étoile (le Parisien est un poète).

- Il a conservé « parquet moulures cheminées » (PMC) avec cerise sur gâteau des points de Hongrie et un poêle prussien (le Parisien a le goût de l’évasion) : le tout bien sûr ayant perdu toute fonctionnalité contemporaine.

- Le Parisien agrémente son doux rêve d’une cave, un chauffage individuel au gaz et de chambres sur cour.

- Le must suprême c’est une chambre de service en haut d’un escalier de service.

- Le fantasme total c’est une gardienne « dans l’escalier » qui vous monte le courrier.

Quand un Parisien n’a pas les moyens de ces ambitions (à peu près tous), il cible un sous-appart haussmannien qui est en pierre de Paris ou en pierre-et-briques. Le parent pauvre de celui-ci est juste « ancien ». La résidence récente de standing est considérée comme un pis-aller, la résidence récente 70’s est vécue comme une punition.

4) L’appart sous les toîts avec terrasse

La terrasse c’est le truc qui te colle un Parisien en transe. Bien que celui-ci sache pertinemment que c’est du boulot d’y entretenir trois géraniums et qu’au maximum, il y prendra quatre apéros dans l’année à condition que le vis-à-vis ne soit pas rédhibitoire.

- La terrasse, c’est le petit coin de nature maximal que peut tolérer un parigot : avec une terrasse, il a l’impression d’être à la cambrousse et de respirer un air plus pur.

- Une terrasse peut décider un Parisien à emménager dans une résidence des années 70. : c’est dire l’enjeu de la chose.

- Et quand l’appart se situe au dernier étage d’un immeuble en pierre, sous les toits avec des poutres, laisse tomber. Quand il voit des poutres, le rythme cardiaque du parigot s’affole.

3) Le Loft dans un immeuble industriel

Le loft c’est une maladie qu’a choppée le parisien dans les années 80 : et vas-y que je te réhabilite une ancienne fabrique de pantoufles et vas-y que je te rénove un atelier d’artiste : à moi les open-spaces tout en un, les grandes verrières, les courants d’air et les dégâts des eaux !! Certains ont poussé le vice à transformer des appart’ haussmanniens en loft.

- Le loft, ça donne de l’évasion au à l’habitant de la capitale : lorsqu’il en visite un, il s’imagine les mega fiestas, la douceur du béton ciré sous ses pieds, la beauté de son fauteuil Le Corbusier sous la verrière, la chaleur étouffante de l’été et le froid ingérable de l’hiver : ça le fait kiffer grave.

Avec la maison de ville, on touche au fantasme absolu, le truc venu de banlieue que l’on trouve dans certains coins reculés de la capitale : le 5ème, le 16ème, le Marais, pour les hôtels particuliers, le 17ème ou le 14ème pour les maisons XIXème nichées dans des impasses tranquilles, Montmartre, Belleville ou La Butte aux Cailles pour des petites maisons comme à la campagne ou encore les anciens quartiers ouvriers pour les pavillons en meulières alignés dans des villas. Dites-voir à un Parisien « meulière », comme ça au dépoté : vous observerez son regard qui s’éclaire de mille étoiles.

2) La Maison de ville

Avec la maison de ville, on touche au fantasme absolu, le truc venu de banlieue que l’on trouve dans certains coins reculés de la capitale : le 5ème, le 16ème, le Marais, pour les hôtels particuliers, le 17ème ou le 14ème pour les maisons XIXème nichées dans des impasses tranquilles, Montmartre, Belleville ou La Butte aux Cailles pour des petites maisons comme à la campagne ou encore les anciens quartiers ouvriers pour les pavillons en meulières alignés dans des villas.

Dites-voir à un Parisien « meulière », comme ça au dépoté : vous observerez son regard qui s’éclaire de mille étoiles.

La maison de ville peu en connaissent, encore moins en habitent et beaucoup sont prêts à sacrifier leur vie parisienne pour la banlieue (cette zone de non-droit de l’autre côté du périf’) afin de donner vie à leur rêve.

1) L’emplacement mythique

Il est des logements qui sont tout simplement de l’ordre de la légende. Ils se trouvent dans des emplacements que tous les Parisiens s’accordent à trouver extraordinaires parfois pour des raisons que seuls eux comprennent :

- La place des Vosges : à l’époque de leur construction, pour l’ami Henri IV et son pote Sully, ces hôtels particuliers étaient considérés comme de seconde catégorie, un peu comme l’équivalent d’un lotissement de pavillons Kaufmann&Broad. De nos jours, on tuerait pour un pied-à-terre dans une de ces bicoques en pierres et briques (je conseille surtout la façade au sud). Mêmes effets, mêmes conséquences pour la Place Dauphine.

- L’île Saint-Louis et en premier lieu l’hôtel Lambert avec sa galerie arrondie ouverte sur la Seine: vous savez cette merveille où tous les touristes pensent que vit Michèle Morgan ?

- Les quais de Seine sont jalonnés d’immeubles incroyables avec des apparts hallucinants. Pas un seul Parisien n’échappe à la règle : tous rêvent d’habiter l’appart situé au dernier étage de l’immeuble sur la Seine, près de la Concorde avec sa baie vitrée géante en demi-cercle.

- Les Champs-Elysées : le parisien se prend régulièrement à rêver qu’il serait le dernier habitant des Champs-Elysées. Que de facto, il serait classé monument historique et que des hordes de Japonais le photographieraient comme B.B. à la Madrague…
- La Suite d’un grand hôtel : des personnalités parisiennes historiques ont réglé leur problème de logement en vivant à l’hôtel. Au premier rang de celles-ci Coco Chanel qui vécut au Ritz ou Albert Cohen qui écrivit Belle du Seigneur au Lutecia.
Il faut avouer que de nos jours aussi les habitants de la commune sont nombreux à penser qu’on tient là la solution au problème du logement. Je ne parle bien sûr pas des hôtels indécents tenus par des marchands de sommeil mais des palaces aux chambres spacieuses, bien orientées et sans vis-à-vis.

Méditez mes amis et n’hésitez pas à nous donner votre propre classement immobilier.

Karine




La mythologie parisienne : Un toit sur sa tête

admin | Paris est plein de parisiens | Jeudi, 24 avril 2008
SAISON 2 : LA MYTHOLOGIE PARISIENNE
EPISODE 1 : Un Toît sur sa tête
La Mythologie parisienne et les moyens mis en œuvre les maintenir en vie

En préambule :
Les croyances, traditions et autres us et coutumes de la vie parisienne remontent pour beaucoup d’entre elles aux temps des romains (dès cette époque on parle dans les papyrus d’ « appartementus haussmanium » ou de « hora pointa metropolitum » c’est dire).
Les parisiens y sont attachés et ne manquent pas d’énergie pour les maintenir vivaces. Ils savent que des cars entiers de touristes accourent des 4 coins du globe pour les voir s’insulter dans les bus, faire la queue pour acheter leur baguette ou aller au Monop’ en talons aiguilles.

Au sein de Paris d’amis, cette tribune libérée de la vie trépidante de la capitale, nous sommes conscientes qu’il est de notre devoir de vous affranchir un peu sur le sujet, cette mythologie urbaine et quotidienne qui fait tout le standing et le sel de notre vie.

EPISODE 1 : Un toit sur sa tête


Les mythes immobiliers sont parmi les plus vivaces de la vie parisienne.

Où vivre et dans quoi voilà la grande affaire du parisien.
Trouver un logement et adopter un quartier sont des points centraux de l’existence. Cela mobilise une énergie folle, est au centre de bon nombre de conversations et nourrit la vie fantasmatique de l’habitant de la capitale. Cela peut paraître démesuré, voir médiocre, voir petit bourgeois.
Mais là, je vous demande la plus grande indulgence et la plus sympathique des compréhension :
1) Le parisien est d’abord un ex-provincial voir un ex-banlieusard, qui a grandi dans une foultitude de m2 : il a la nostalgie de la surface.
2) Paris est une ville relativement pluvieuse et plutôt fraîche 9 mois de l’année. Le parisien trouve refuge dans son home sweet home et a besoin de s’y sentir à son aise.
3) Malgré cela, le parisien n’est pas difficile : il sait tirer partie de sa surface et la petitesse de celle-ci n’entame en rien sa joie de vivre : je ne compte pas les fêtes mémorables dans des deux pièces cuisine ! Vacances des  parents, pendaison de crémaillère, dépendaison de crémaillère, début d’une collocation, rupture, nouveau boulot etc. La moindre occas’ est prétexte à un apéro ou carrément une fête où l’on fait fi des m2.

Le parisien cherche toujours un appart mieux que le sien, est en quête du logement idéal, fantasmé. Celui dans lequel il va pouvoir se balader tout nu, s’installer avec son(sa) fiancé(e), faire des mômes etc.
Le parisien connaît le prix au mètre carré de tous les arrondissements de la capitale. C’est un expert du marché local et se persuade aisément qu’un jour lui aussi fera une culbute immobilière digne de ce nom. Il est optimiste et se raccroche aux légendes qui traînent : il connaît toujours un copain de copain qui a vendu son appart’ 5 fois son prix d’achat, qui loue un 100 m2 pour le prix d’une studette coquette ou qui a acheté des chambres de bonne pour le prix d’un parking.
Il est prêt et n’a de toute façon pas le choix, à dépenser des sommes indécentes pour se trouver un toit intra-muros. C’est au sacrifice de la surface et du confort.
Dans la vraie vie, il a des prétentions bien plus modestes : pouvoir caser un géranium, un lave-linge, un micro-onde ou un coin bureau, être prêt d’une station de métro, d’un square et d’un ou deux bons copains, voir un bout de ciel, être bien chauffé et ne pas prendre l’eau.
Alors en échange de la modestie de ses prétentions réelles, il rêve. Il en a bien le droit.

Ne manquez pas le prochain prochain épisode, je vous rencarderais sur le top 5 des mythologies immobilières.

Karine




Les métiers oubliés

admin | Paris est plein de parisiens | Mardi, 08 avril 2008

Il était un temps où Paris était peuplé de parisiens qui faisaient de vrais métiers et non du consulting en réseau financier, du relooking graphique ou du management en énergies comportementales. Voici quelques témoignages du siècle dernier piochés dans les archives de paris en images.

Facteur parisien. Vers 1925. © Albert Harlingue / Roger-Viollet

Jeune femme soudant au chalumeau sur un échafaudage. Paris, vers 1930.

© Albert Harlingue / Roger-Viollet
Porteuse de pain. Paris, 1908. © Jacques Boyer / Roger-Viollet

Vendeur de lacets. Paris, 1907. © Jacques Boyer / Roger-Viollet

Employé de voirie chargé du ramassage des corbeilles, Paris, 1907.
© Jacques Boyer / Roger-Viollet

Pour remonter un siècle encore en avant et découvrir les crieurs de peaux de lapin, les passeurs de ruisseau, les cueilleurs d’orphelins… plongez vous dans le livre publié par l’excellente maison d’édition Parigramme : “Métiers oubliés de Paris” par Gilles Laurendon et Laurence Berrouet. 25 euros.

Pour les amateurs de balades, sachez que dans certains quartiers de Paris comme le Marais où les voix ne sont pas couvertes par le bruit de la circulation, on peut encore croiser le vitrier avec son fragile arnachement et son son cri reconnaissable entre mille (à casser une vitre) et l’aiguiseur de couteaux qui s’annonce au son d’une petite clochette.

Enfin, toujours autour de ce sujet, offrez-vous (c’est gratuit !) une visite au Musée Carnavalet qui expose dans sa salle du RDC une magnifique collection d’enseignes très pittoresques. Hôtel Carnavalet Musée de l’histoire de Paris - 23, rue de Sévigné - 75003 Paris - 01 44 59 58 58 - Horaires d’ouverture : Tous les jours de 10h à 18h - Fermé le lundi




Le Moustique du métro

admin | Paris est plein de parisiens | Jeudi, 03 avril 2008
SAISON  1 : LES BESTIOLES
Episode 2 : Le Moustique du métro

Les ennemis du parisien
et les moyens mis en œuvre pour les maintenir à distance


Le chien, le cafard et même le rat ne sont rien comparés aux deux ennemis volants qui hantent le sommeil du francilien ami des bêtes. Je parle bien sûr du Moustique du Métro et du Pigeon.

Car contrairement aux autres et de façon répétée ceux-ci sont belliqueux et le parisien doit faire preuve de pugnacité et de courage pour venir à bout de leurs attaques.
Le Moustique du Métro vous l’aurez compris vit dans la chaleur métallique et humide des couloirs et surtout des quais du métro parisien.

Et ce moustique, c’est un peu le combat de ma vie. Cela fait des années que je mets en garde sans relâche mes congénères afin qu’ils apprennent à se protéger de ses assauts. Sans répit, je divulgue les consignes de sécurité. Il faut que j’avoue que jusqu’ici peu de gens dans mon entourage m’ont semblé sensibles à cette juste cause.

1- LE REPÉRER
Le moustique du métro est sombre avec de longues pattes, gros surtout quand il est gorgé du sang des usagers de la RATP. Il se reproduit dans les flaques d’eau sale, particulièrement celles qui croupissent derrière les fauteuils mis à la disposition des voyageurs sur les quais. Il se tapit là, sans faire de vague, et lorsqu’il aperçoit une main, une joue rebondie, un cou, voir une cheville pour les plus vicieux, il se met à voleter l’air de rien autour de sa proie façon moucheron de square. Sans crier gare, il pique. La douleur est intense mais survient alors que le forfait est réalisé ; après le crime. Les piqûres sont tout bonnement énormes, rouges et très gratouillantes. Le bouton perdure un temps infini.

Le moustique du métro prend le métro.Il ne se contente pas de rester sur le quai à guetter ses proies, il les suit discrètement à l’intérieur de la rame pour des attaques en vase-clos. Et en plus, il gruge.
Grâce à Internet, je sais aujourd’hui que d’autres victimes mènent le même combat que moi. Sachez simplement que contrairement à d’autres,
je n’irais pas jusqu’à dire que cet assoiffé d’hémoglobine transmet le Chikungunya, la Dengue ou le Palu mais ses piqûres sont anormalement violentes, si vous voulez le fond de ma pensée. Si ça se trouve, on ne connait même pas encore la saloperie qu’il transmet ou alors les R.G. retiennent l’info. Prenez vos précautions quand même !

2- AGIR
J’hésite à vous conseiller de donner des claques à un passager sur lequel se serait posé un de ces engins sanguinaires mais je pense que c’est un geste qui sauve et qu’à se titre il ne faut pas craindre les représailles à votre endroit.

Protégez-vous : pas de manches courtes laissées sans surveillance, une vigilance de tous les instants. Par-dessus tout, ne vous asseyez sous aucun prétexte sur les fauteuils du quai (même après une journée harassante ou avec un enfant endormi dans les bras…vu ?) et maintenez-vous à distance respectable des murs, sans tomber sur la voie, il va de soi.

J’ai une anecdote : l’autre jour,  je prends le métro à la station Mairie de Montreuil. Face à moi une jeune fille. A côté de moi, une femme d’une cinquantaine d’année. Affamé de sang frais, un moustique commence à tourner autour de la jeune personne qui ne s’en rend pas compte. Intérieurement je m’agite, cherchant le meilleur moyen de sauver cet usager sans passer pour folle. A mon grand soulagement, la jeune fille identifie son agresseur et le chasse d’un grand geste. A ma grande stupéfaction, la dame à mes côtés (qui devait aussi s’agiter intérieurement) sourit  à la jeune fille et lui dit un truc comme « ce sont vraiment des sales bêtes ».
Je l’aurais embrassée ! J’étais tellement heureuse de cette mobilisation, de cette prise de conscience collective. Depuis, je me sens moins seule.
J’ai été confortée dans ce sentiment en tombant sur plusieurs blogs relatant des attaques et en constatant que ce problème avait fait l’objet d’une question à l’Assemblée Nationale. Tapez « moustique du métro » sur Google, vous allez voir qui c’est la folle….

Je trouve l’idée d’introduire des pigeons dans les métros afin qu’ils mangent les moustiques certes écolo et pratique. Mais de grâce ! ces deux volatiles pourraient sceller un pacte pour mener une guerre commune….

Bon je m’arrête là car Aurore va me tuer : j’ai encore écrit un truc passionnant sur la vie parisienne chic et branchée. Je vous parle du pigeon la prochaine fois.
Karine




Le Pigeon

admin | Paris est plein de parisiens | Mardi, 01 avril 2008
SAISON I : LES BESTIOLES
EPISODE 3 : LE PIGEON

Autre volatile parisien insupportable : le pigeon.
Le pigeon de Paris est parisien et à ce titre, il n’est pas sympa et tout le monde le déteste.
Ce n’est pas son job de distraire le touriste ou la mémé. Son boulot c’est pourrir la vie des autochtones. Point.

J’admets qu’une frange de la population pigeonale est payée par la Ville de Paris pour faire de l’animation devant les monuments. Et là, ils sont presque mignons et comme leurs collègues de Venise ou d’ailleurs grimpent volontiers sur votre tête pourvu que vous leur donniez du pain (beurk !!!!). Ces oiseaux-ci sont considérés comme des traîtres par leur peuple. Le peuple des vrais pigeons de Paris. Des titis pigeons si vous voulez.

1 Repérer l’oiseau :

- Le pigeon parisien est gros, sale et roucoule dans les cours d’immeuble au point du jour.
- Bien souvent, il lui manque une patte, un œil ou il bat de l’aile. En effet, il est d’une résistance hors du commun et survit, non sans quelques séquelles, après avoir percuté un scooter, être passé sous un bus ou avoir mangé des graines empoisonnées.

2 Ses méfaits :

Le pigeon parisien possède un arsenal d’armes sophistiquées afin de mener à bien ses attaques :

- Il vous crotte dessus. Comme ça, sans raison et alors que vous vous rendez à un entretien d’embauche et/ou que votre brushing est au top et/ou que votre manteau sort du pressing. Parfois, ils se mettent à plusieurs dans le même arbre afin de chier de concert sur un passant : croyez-moi c’est une expérience qui en a traumatisé plus d’un parmi les plus au fait des moeurs pigeonesques.
- Il vous afronte par surprise : qui ne s’est jamais retrouvé face à un envol de pigeons (au bas mot 50) qui décident ensemble et au même instant de quitter le square où ils glandent depuis des heures dans un nuage de plumes et de poussière ? Ce n’est pas prémédité peut-être ?
- Il rentre dans les appartements : je me souviens quand j’étais plus jeune de terribles pigeons qui habitaient la courette sur laquelle donnait la cuisine de mes parents. Et bien, dès qu’on laissait la fenêtre ouverte et qu’on quittait la pièce quelques minutes, 1 ou 2 spécimens s’installaient à l’intérieur.
Face à une telle intrusion, je dois avouer que ma sœur et moi-même perdions totalement le contrôle de nos nerfs. On hurlait à la mort comme si Guy-Georges en personne nous étripait. Et même la tête couverte d’un drap et le balai à la main, on avait un mal de chien à les faire sortir. En général, face au chaos et à l’hystérie, ils en profitaient pour chier partout.
- Il vous transmet des saloperies : c’est bien connu, et tout parisien digne de ce nom vous le confirmera, le pigeon transporte avec lui toutes les maladies connues par la médecine : peste bubonique, choléra, grippe aviaire, grippe tout court, gastro et j’en passe…
D’ailleurs seules les mamies immunisées (elles ont survécu à la terrible épidémie de peste de 1720) ou qui ont perdu le goût de la vie s’aventurent à les nourrir.
- Il se multiplie et domine par le nombre : Contrairement à la majorité parisienne humanoïde le pigeon vit en couple. Et en couple durable. Il est romantique. Et la parade amoureuse du mâle à la conquête de la pigeonne de ses rêves est un crève-cœur pour la parisienne célibataire qui se souvient précisément que la dernière parade amoureuse dont elle a fait l’objet, s’est résumée à « chez toi ou chez moi ? ».
Le couple pigeon reste soudé jusqu’à la mort et fait une foultitude de pigeonneaux. Alors que le taux de fécondité de la parisienne plafonne lamentablement à 2.0. D’ailleurs les pigeonneaux sont mystérieusement invisibles : ils sont élevés dans le secret des recoins de l’architecture de la capitale et ne sortent que lorsqu’ils sont gros et vigoureux, prêts à en découdre.

3 Se protéger :

La Ville de Paris dispose de moyens puissants pour venir à bout de ces roucouleurs (stérilisation, empoissonnement, transfert à la campagne (enfin… ça c’est ce qu’on nous fait croire)).
Le parisien lambda est un être pacifique, il met en œuvre des contre-attaques simples et non violentes. En voici quelques unes :

- Développer un 6ème sens du parisien de l’extrême : il jette de rapides coups d’œil  lorsqu’il passe sous un arbre ou carrément le contourne, de même que les statues et monuments publics devenus des HLM pigeonnesques. Surtout, il ne crie pas et ne fait pas de grands gestes lorsqu’il traverse une marée de pigeons : ils pourraient s’envoler tous ensemble tout en crottant sur sa tête.
- Le parisien ne nourrit pas les pigeons (ni ne les mange d’ailleurs). Si dans la vraie vie on se sent trop seul, on invite de vrais amis à dîner : on ne pactise pas avec l’ennemi.
- Il met des grillages en haut des petites cours d’immeuble et des piques sur le bord des fenêtres : une ambiance Alcatraz de bon aloi et tout à fait trendy.
- Ce conseil-là m’a été donné par une amie proche qui le tient de sa mère parisienne pur jus : pour éviter la transmission des maladies citées précédemment, il est impératif de pencher la tête voir de se couvrir le visage lors de l’envol d’un pigeon face à soi, (autrement dit lors d’une attaque frontale).
- Dans le même esprit, on évite de câliner un pigeon blessé. Inutile de l’emmener chez un véto, c’est lui qui vous fera hospitaliser.

Voilà. J’en ai terminé avec les bestioles parisiennes
. Certains remarqueront que je n’ai pas parlé du voisin ni du chauffeur de Taxi. Je ne tiens pas à me faire plus d’ennemis. J’ai déjà la L.D.M.M. (la ligue de défense du moustique métropolitain) et la A.P.C.P (l’association de protection du cafard de Paname) sur le dos.

Karine

PS: j’ai vu un reportage édifiant récemment : il existe une brigade spécialisée dans la verbalisation des nourrisseurs de pigeons. ! J’ai eu pitié (un peu) de la pauvre mamie prise en flag avec son sac shopi rempli de croutons au beau milieu de la place de la Nation mais je me suis surtout sentie comprise par ceux qui nous dirigent et comme ce n’est pas tous les jours….je tenais à le signaler.